NNPC : le bénéfice chute de 47,9 % à 279 milliards de nairas en juillet
La compagnie pétrolière nationale nigériane a vu son bénéfice net reculer à 279 milliards de nairas en juillet, contre 535 milliards en juin, sous l'effet d'une baisse de la production de brut et de gaz.

La Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC Ltd) a enregistré un bénéfice après impôt de 279 milliards de nairas en juillet, en chute de 47,9 % par rapport aux 535 milliards de nairas du mois précédent. Cette contre-performance s'explique par une baisse de la production de brut et de gaz, qui a réduit les volumes exportés et les revenus associés. Les chiffres, publiés dans le rapport mensuel de la compagnie, montrent que la pression sur les finances publiques s'accentue, alors que le Nigeria dépend lourdement des recettes pétrolières pour financer son budget.
La production de pétrole brut a oscillé autour de 1,2 million de barils par jour en juillet, loin des quotas de l'OPEP et des objectifs nationaux. Les fuites, le vieillissement des infrastructures et le manque d'investissements continuent de handicaper le secteur. Côté gaz, la production a également fléchi, affectant les usines de liquéfaction et les contrats d'exportation. Ces baisses se répercutent directement sur les revenus de l'État, qui dépend des dividendes de NNPC pour équilibrer ses comptes. Pour la diaspora ouest-africaine, cette situation pèse sur la valeur du naira et sur le coût des transferts de fonds vers le pays.
Malgré ce recul, NNPC affiche encore des bénéfices solides en comparaison avec les années précédentes, où les pertes étaient fréquentes. La compagnie a récemment renégocié des contrats et amélioré sa transparence financière, mais les défis structurels demeurent. Les analystes estiment que sans une hausse significative de la production, les résultats mensuels resteront volatils. Le gouvernement, de son côté, mise sur les réformes en cours pour attirer les investissements privés, notamment dans les champs marginaux et le gaz. Mais ces effets prendront du temps.
En attendant, la baisse des revenus pétroliers complique la gestion budgétaire du Nigeria, qui doit faire face à une inflation élevée et à un chômage massif. Les autorités monétaires surveillent de près l'évolution du naira, qui reste sous pression sur les marchés parallèles. Les prochains mois seront décisifs pour savoir si NNPC parvient à inverser la tendance, ou si le pays devra s'habituer à des recettes pétrolières en dents de scie.
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