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Sucre : le Nigeria cherche 7,1 milliards de dollars pour cesser d'importer

Le National Sugar Development Council chiffre à 7,1 milliards de dollars sur dix ans l'investissement nécessaire pour que le Nigeria produise lui-même son sucre et coupe des importations qui pèsent sur ses réserves de devises.

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Rédaction SendXOF

Publié le 11 octobre 2026

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Sucre : le Nigeria cherche 7,1 milliards de dollars pour cesser d'importer

Le Nigeria veut produire son propre sucre. Le National Sugar Development Council (NSDC) estime qu'il faudra 7,1 milliards de dollars d'investissements sur dix ans pour y parvenir, rapporte Nairametrics. La somme couvre l'extension des sucreries existantes et la construction de nouvelles unités, notamment dans le cadre du plan national de développement du secteur sucrier. Aujourd'hui, le pays importe encore l'essentiel du sucre qu'il consomme, une facture qui pèse directement sur ses réserves de devises.

Le calendrier n'a rien d'accessoire. Le Nigeria a déjà repoussé à plusieurs reprises son objectif d'autosuffisance sucrière, fixé un temps à 2023 puis décalé. Les raisons tiennent autant au financement qu'à la logistique : les grandes plantations de canne à sucre du nord du pays, autour de Numan et de Sunti, avancent lentement, et les raffineries tournent souvent en sous-régime faute d'approvisionnement local suffisant. Trouver 7,1 milliards de dollars dans un contexte où les investisseurs étrangers restent prudents sur le Naira relève du défi.

La question monétaire est centrale. Chaque tonne de sucre importée se paie en dollars, et chaque dollar dépensé dans ces achats est un dollar qui ne reste pas dans les caisses de la banque centrale. Réduire ces importations allégerait la pression sur le Naira, déjà éprouvé par la volatilité des dernières années. Pour les opérateurs ouest-africains qui jonglent entre FCFA et Naira, cette évolution change la donne sur le coût des transferts si le Nigeria parvient effectivement à stabiliser sa demande de devises. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ce taux en temps réel sur leurs interfaces.

Reste à voir si l'argent suivra. Le NSDC parle de financements à long terme, mais les banques nigérianes prêtent rarement au-delà de sept ans, et les taux d'intérêt dépassent les 30 %. Sans garanties publiques ou partenariats solides avec des groupes étrangers, l'objectif des 7,1 milliards pourrait rejoindre la liste des ambitions sucrières reportées. Le sucre, comme le ciment ou le riz, reste l'un de ces marchés où le Nigeria a les terres, la main-d'œuvre et la demande — mais pas encore les capitaux.

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