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RMB Nigeria mise sur le financement et la collaboration régionale pour doper l'industrie africaine

Lors du sommet économique du Nigeria, RMB Nigeria a plaidé pour des flux de capitaux et des partenariats transfrontaliers afin de transformer l'accès aux marchés en chaînes de valeur industrielles compétitives.

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Rédaction SendXOF

Publié le 3 novembre 2026

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RMB Nigeria mise sur le financement et la collaboration régionale pour doper l'industrie africaine

Rand Merchant Bank Nigeria a profité du 32e sommet économique nigérian (NES #32) pour marteler un message simple : sans financement massif et sans coopération régionale, l'Afrique ne construira pas d'industries compétitives. Le thème de cette édition, « Une croissance qui fonctionne : créer des emplois, de la productivité et une prospérité partagée », a servi de cadre à des échanges entre banquiers et industriels sur les moyens de transformer l'accès aux marchés en véritables chaînes de valeur manufacturières. La banque d'investissement, filiale du sud-africain FirstRand, a insisté sur le rôle des capitaux privés dans le financement des infrastructures et des capacités de production.

Le constat de départ est connu : l'Afrique reste sous-industrialisée, avec une part du PIB manufacturier qui stagne autour de 11 % depuis une décennie. Mais les intervenants ont pointé un levier sous-exploité : l'intégration régionale. La Zlecaf, qui réunit 54 pays, pourrait créer un marché de 1,3 milliard de consommateurs si les barrières douanières et logistiques tombent. Pour RMB Nigeria, les banques ont un rôle clé à jouer en finançant des projets transfrontaliers, notamment dans l'énergie, les transports et l'agro-transformation. La banque cite l'exemple des corridors industriels qui relient le Nigeria à ses voisins, où les coûts logistiques peuvent représenter jusqu'à 40 % du prix final d'un produit.

Sur le terrain, les besoins de financement restent colossaux. La Banque africaine de développement estime à 130 milliards de dollars par an le déficit d'infrastructures du continent. Les entreprises nigériennes, elles, font face à un coût du crédit élevé : le taux directeur de la CBN a été relevé à 27,25 % pour contenir l'inflation, rendant les emprunts locaux prohibitifs. Dans ce contexte, les solutions de financement en devises ou les partenariats avec des institutions de développement deviennent des passages obligés pour les industriels qui veulent investir. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts, car les plateformes numériques comme SendXOF répercutent ce taux en temps réel sur leurs interfaces.

Au-delà des discours, le NES #32 a surtout mis en lumière une réalité : la croissance africaine ne sera inclusive que si le secteur privé trouve des relais de financement adaptés. Les banques de développement et les fonds souverains ont un rôle à jouer, mais les banques commerciales comme RMB Nigeria doivent aussi prendre leur part de risque. La balle est désormais dans le camp des États, qui doivent stabiliser leurs cadres réglementaires et accélérer la mise en œuvre de la Zlecaf. Sans cela, les chaînes de valeur industrielles resteront un slogan de sommet.

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