Nigeria : l'organe de répartition des revenus propose une nouvelle clé de partage
La Commission de mobilisation et d'allocation des recettes (RMAFC) a achevé son examen de la formule de partage des revenus et propose de nouvelles modalités de répartition entre les trois niveaux de gouvernement.
La Commission de mobilisation et d'allocation des recettes (RMAFC) a finalisé la révision de la formule de répartition des revenus fédéraux. Après des mois de consultations, elle a soumis ses propositions au gouvernement, qui devra les entériner. Le système actuel, en vigueur depuis 1992, attribue 52,68 % des recettes au gouvernement fédéral, 26,72 % aux États et 20,60 % aux collectivités locales. La nouvelle clé de répartition, si elle est adoptée, modifiera ces proportions, avec des implications directes sur les budgets des 36 États et des 774 zones de gouvernement local.
Cette révision intervient dans un contexte de tensions budgétaires. Les États, qui dépendent fortement des allocations fédérales, réclament depuis des années une part plus importante pour faire face à leurs obligations, notamment le paiement des salaires et les investissements en infrastructures. Le gouvernement fédéral, lui, défend ses besoins de financement pour les programmes nationaux. La RMAFC a tenté de trouver un équilibre, mais les premières réactions des gouverneurs sont mitigées. Certains estiment que la proposition ne va pas assez loin, tandis que d'autres craignent une réduction de leurs revenus.
Pour les citoyens, l'enjeu est concret : une meilleure répartition pourrait améliorer les services publics locaux, mais aussi influencer la pression fiscale. Les économistes suivent de près ce dossier, car il détermine la capacité des États à investir dans les secteurs sociaux. Les transferts de fonds de la diaspora, qui représentent une source importante de devises, ne sont pas directement concernés, mais leur coût peut varier selon les politiques budgétaires des États. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ces évolutions sur leurs taux, ce qui aide les utilisateurs à anticiper les changements.
La balle est désormais dans le camp de l'exécutif et du Parlement, qui devront examiner la proposition et voter une loi. Le processus pourrait prendre plusieurs mois. En attendant, les États continuent de fonctionner avec les anciennes modalités, mais la perspective d'un changement alimente les débats sur la décentralisation fiscale et la viabilité des finances publiques locales. Une chose est sûre : cette réforme, si elle aboutit, redessinera les relations financières entre Abuja et les régions pour les années à venir.
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