Nigeria : PwC pointe les zones d'ombre de la nouvelle fiscalité sur les actifs virtuels
Le cabinet PwC Nigeria a relevé plusieurs ambiguïtés dans les directives fiscales sur les actifs virtuels publiées par le fisc nigérian, tout en appelant les contribuables à se préparer à leur mise en œuvre.
Le Nigeria s'apprête à taxer les transactions sur les actifs virtuels, mais les règles laissent encore perplexes. PwC, qui a épluché le texte publié par le Federal Inland Revenue Service (FIRS), pointe des zones grises qui pourraient semer la confusion chez les investisseurs et les plateformes d'échange. Parmi les points sensibles : la définition des « actifs virtuels » elle-même, qui semble trop large, et le traitement des transactions transfrontalières, où la résidence fiscale des parties n'est pas clairement établie.
Cette fiscalité intervient alors que le Nigeria est l'un des marchés les plus dynamiques d'Afrique pour les cryptomonnaies, avec un volume d'échanges estimé à plusieurs milliards de dollars par an. La Banque centrale a longtemps interdit aux banques de traiter avec les plateformes crypto, mais la nouvelle réglementation fiscale semble vouloir encadrer plutôt que réprimer. Pour les utilisateurs de portefeuilles numériques, cela signifie que chaque vente ou achat pourrait être soumis à l'impôt sur les plus-values, avec des obligations déclaratives lourdes.
PwC recommande aux contribuables de se tenir prêts, mais demande aussi au fisc de clarifier certains points avant l'entrée en vigueur. Les acteurs du secteur, eux, redoutent une fuite des investisseurs vers des juridictions plus clémentes. Pour la diaspora ouest-africaine qui utilise ces actifs pour envoyer de l'argent, cette évolution change la donne sur le coût des transferts, car les frais et taxes pourraient s'ajouter aux commissions déjà élevées.
En attendant, le Nigeria confirme sa volonté de réguler un secteur en pleine expansion, mais le flou juridique pourrait freiner l'innovation. Les prochaines semaines seront décisives : le fisc doit publier des circulaires d'interprétation, et les plateformes devront adapter leurs systèmes. Une chose est sûre : la transparence fiscale devient un enjeu central pour tous ceux qui opèrent dans l'écosystème des actifs numériques au Nigeria.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Obligations d'épargne nigériennes : 47,25 milliards de nairas alloués en neuf mois
Les souscriptions aux obligations d'épargne du gouvernement fédéral nigérien ont atteint 47,25 milliards de nairas sur neuf mois, contre 36,23 milliards un an plus tôt. Soit 11 milliards de plus, portés par des rendements attractifs.

Ciment : le Kenya relance son usine de Kitui à 254 millions $ après le retrait de Dangote
Un nouvel investisseur reprend le projet d'usine de ciment de Kitui, au Kenya, pour 254,4 millions de dollars. Les travaux doivent démarrer en novembre 2026, après l'abandon du Nigérian Dangote.

Absa lance la première garde institutionnelle de cryptos en Afrique
Absa Group devient la première banque africaine à proposer un service de conservation d'actifs numériques pour les institutionnels, visant un marché sud-africain évalué à 1,5 milliard de dollars fin 2024.