Nigeria : WayvePay dément avoir placé des investisseurs sur l'IPO de Dangote Refinery
La plateforme WayvePay affirme qu'aucun investisseur n'a souscrit à l'introduction en Bourse de Dangote Refinery via ses services, après un avertissement de la SEC nigériane la déclarant non enregistrée.

WayvePay a démenti lundi toute implication dans les souscriptions à l'introduction en Bourse de Dangote Refinery. La plateforme de paiement numérique affirme qu'aucun investisseur n'a utilisé ses services pour participer à l'opération. Cette mise au point intervient trois jours après un avertissement de la Securities and Exchange Commission (SEC) nigériane. Vendredi dernier, le régulateur avait publiquement prévenu le public contre tout investissement via WayvePay, précisant que la société n'était ni enregistrée ni autorisée à solliciter des fonds dans le marché des capitaux nigérian.
L'IPO de Dangote Refinery, la plus grande raffinerie d'Afrique, a suscité un vif intérêt parmi les investisseurs nigérians et de la diaspora. L'opération, qui vise à lever des fonds pour financer l'expansion de l'usine de Lekki, a attiré des milliers de souscriptions. Dans ce contexte, la SEC surveille de près les plateformes qui promettent un accès simplifié à l'offre. L'avertissement contre WayvePay s'inscrit dans une série d'actions du régulateur contre des acteurs non agréés qui profitent de l'engouement pour les introductions en Bourse. Pour la diaspora ouest-africaine, cette mise au point rappelle l'importance de vérifier l'agrément des intermédiaires avant tout transfert de fonds vers le marché nigérian.
WayvePay, qui se présente comme une fintech de paiement transfrontalier, n'a pas précisé si elle comptait demander un agrément à la SEC. La société affirme coopérer avec les autorités. Du côté de Dangote Refinery, aucun commentaire n'a été publié sur d'éventuels canaux de souscription non autorisés. La SEC n'a pas non plus réagi aux déclarations de WayvePay. L'affaire illustre la tension croissante entre l'innovation financière et la régulation dans un marché nigérian en pleine transformation numérique.
Pour les investisseurs, la prudence reste de mise. Les plateformes non enregistrées exposent les souscripteurs à des risques de perte de fonds et à l'absence de recours en cas de litige. La SEC nigériane a multiplié les avertissements ces derniers mois, ciblant notamment les sociétés proposant des produits d'investissement sans licence. L'IPO de Dangote Refinery, par son ampleur, pourrait devenir un test pour la capacité du régulateur à encadrer les canaux de distribution numériques. Les prochaines semaines diront si d'autres acteurs sont épinglés.
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