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Nigeria : les commissaires-priseurs exigent une enquête sur les ventes aux enchères publiques

Les commissaires-priseurs nigérians accusent les ministères et agences gouvernementales, notamment les douanes, de violer les procédures lors des ventes d'actifs saisis, entraînant des pertes de plusieurs milliards de nairas. Ils réclament une enquête indépendante.

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Rédaction SendXOF

Publié le 22 août 2026

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Nigeria : les commissaires-priseurs exigent une enquête sur les ventes aux enchères publiques

Au Nigeria, la vente aux enchères des biens saisis par l'État tourne au bras de fer. Les commissaires-priseurs agréés montent au créneau et accusent les ministères, agences et départements gouvernementaux (MDA) de contourner les règles établies. Leur principale cible : les services douaniers, qui organiseraient des ventes sans passer par les canaux officiels, privant ainsi l'État de recettes substantielles. Selon les professionnels du secteur, ce manquement à la loi coûterait des milliards de nairas au trésor public chaque année.

Les enchères publiques sont pourtant un maillon essentiel de la gestion des actifs confisqués, qu'il s'agisse de véhicules, de marchandises ou de biens immobiliers. Mais les pratiques opaques se multiplient : ventes de gré à gré, sous-évaluation des biens, ou attribution directe à des proches. Résultat, des lots partent à des prix défiant toute concurrence, et les recettes attendues fondent comme neige au soleil. Face à ce constat, les commissaires-priseurs demandent une enquête indépendante sur ces procédures, pour faire la lumière sur des transactions qui, selon eux, lèsent l'État et les citoyens.

Cette situation n'est pas sans rappeler les défis de transparence qui touchent d'autres secteurs de l'économie nigériane. Les opérateurs économiques, habitués aux aléas du marché, y voient un symptôme de plus d'une gouvernance à la dérive. Pour les particuliers et les entreprises, ces ventes aux enchères représentent parfois une opportunité d'acquérir des biens à bon compte, mais aussi un risque de se retrouver au cœur de litiges juridiques. Le manque de traçabilité dans ces opérations alimente la méfiance et freine l'investissement.

En attendant une éventuelle réforme, les experts appellent à un assainissement du système. Une meilleure supervision des ventes, des inventaires précis et des rapports publics pourraient restaurer la confiance. Mais sans pression politique, difficile d'espérer un changement rapide. Les commissaires-priseurs, eux, promettent de ne pas lâcher le morceau. Ils rappellent que la vente aux enchères est un outil de transparence fiscale, et que son détournement affaiblit l'ensemble de l'économie.

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