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Le NESG presse les États nigérians de se battre pour l'investissement privé

Le Nigerian Economic Summit Group appelle les États à améliorer leur gouvernance et leur climat des affaires pour attirer les capitaux privés, alors que les investissements restent concentrés sur Lagos et Abuja.

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Rédaction SendXOF

Publié le 6 octobre 2026

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Le NESG presse les États nigérians de se battre pour l'investissement privé

Le Nigerian Economic Summit Group (NESG) a lancé un avertissement clair aux 36 États du pays : sans amélioration concrète de la gouvernance et du climat des affaires, les investissements privés continueront de se concentrer sur Lagos et Abuja. L'organisation, qui regroupe des patrons et des économistes influents, a publié son appel cette semaine. Elle pointe du doigt des disparités criantes : certains États n'arrivent même pas à collecter leurs propres recettes internes, tandis que d'autres attirent des milliards de nairas en capital-risque. La compétition entre États n'est plus un vain mot. Elle est devenue la condition sine qua non pour capter des capitaux dans un pays où les besoins d'infrastructures dépassent les 3 000 milliards de dollars sur trente ans.

Le diagnostic du NESG tient en une phrase : trop d'États comptent encore sur les allocations fédérales mensuelles de la Federation Account, comme si l'argent allait couler de source. Or, ces allocations stagnent et le pétrole ne remplit plus les caisses comme avant. Les États qui s'en sortent — Lagos, Ogun, Rivers — ont misé sur la simplification des procédures d'enregistrement des entreprises, la digitalisation des impôts et des infrastructures ciblées. Le NESG cite l'exemple de certains États du Nord qui ont réduit le nombre de taxes informelles, attirant des investisseurs dans l'agroalimentaire. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts, car les flux d'investissement suivent souvent les mêmes canaux que les envois de fonds.

Le problème n'est pas seulement fiscal. Il est aussi sécuritaire et judiciaire. Un investisseur qui hésite à mettre 10 millions de dollars dans un État où les contrats ne sont pas exécutés, où les routes sont impraticables et où les groupes armés rançonnent les chantiers, préférera le Ghana ou le Kenya. Le NESG recommande donc aux gouverneurs de publier des rapports trimestriels sur l'exécution des budgets, de digitaliser les registres fonciers et de former des juges spécialisés en droit commercial. Ces mesures ne coûtent presque rien. Elles rapportent gros.

La balle est dans le camp des États. Ceux qui traînent perdront des investissements au profit de leurs voisins. Ceux qui bougent capteront des usines, des data centers et des fermes solaires. Le NESG ne demande pas de réforme fédérale miracle. Il demande aux gouverneurs de faire leur travail : gouverner pour attirer, pas pour distribuer. Une leçon que certains ont déjà comprise.

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