Madica lève 6 millions de dollars pour financer 30 nouvelles startups africaines
Le programme d'investissement pré-seed Madica obtient 6 millions de dollars de Flourish Ventures. Objectif : financer 25 à 30 startups africaines supplémentaires après des premiers résultats jugés prometteurs.

Madica n'a pas attendu longtemps pour passer à la vitesse supérieure. Le programme d'investissement pré-seed dédié à l'Afrique vient de boucler une levée de 6 millions de dollars auprès de Flourish Ventures, un fonds américain spécialisé dans la fintech. L'argent servira à financer 25 à 30 jeunes pousses supplémentaires sur le continent, alors que Madica a déjà soutenu une première vague de startups dans des secteurs aussi variés que la logistique, l'agritech ou la santé. Le ticket d'entrée reste modeste — entre 200 000 et 300 000 dollars par projet — mais l'accompagnement va au-delà du simple chèque.
Ce modèle de pré-seed « avec les mains dans le cambouis » séduit. Madica ne se contente pas d'injecter du capital : l'équipe passe plusieurs mois avec les fondateurs pour structurer leur produit, recruter leurs premiers clients et préparer une levée de fonds ultérieure. Une approche qui répond à un vide réel sur le continent, où les investisseurs early-stage restent rares et où les entrepreneurs se heurtent souvent à un mur après la phase d'amorçage. Les premiers résultats, selon Madica, montrent que les startups accompagnées ont déjà attiré des financements complémentaires.
Pour les fintechs ouest-africaines qui lorgnent sur les transferts d'argent entre le Nigeria et la zone CFA, ce type de programme tombe à pic. Les jeunes pousses du paiement transfrontalier ont besoin de capitaux pour se conformer aux régulations et élargir leur réseau d'agents. Des plateformes comme SendXOF suivent d'ailleurs de près ces levées de fonds, car elles déterminent la capacité des acteurs locaux à proposer des taux compétitifs sur les corridors FCFA-Naira.
Reste une question de rythme. Six millions de dollars pour 30 startups, cela représente une moyenne de 200 000 dollars par projet. C'est suffisant pour valider un modèle économique, pas pour dominer un marché. Madica mise sur l'effet de réseau et la sélection rigoureuse des dossiers. Le fonds Flourish Ventures, lui, parie que les prochaines licornes africaines sortiront de ces pépinières discrètes. Les prochains mois diront si les promesses de croissance se traduisent par des revenus réels.
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