Le Mozambique mise sur l'or local pour doper ses réserves de change
La banque centrale du Mozambique veut acheter l'or produit sur son sol pour diversifier ses réserves internationales, une stratégie qui pourrait réduire sa dépendance aux devises étrangères.

La Banque du Mozambique a décidé de frapper un grand coup. Elle prévoit d'acheter l'or extrait localement pour gonfler ses réserves de change. L'objectif : réduire la dépendance aux devises étrangères et stabiliser le metical, la monnaie nationale. Le pays, qui sort d'une période de turbulences économiques, cherche ainsi à se doter d'un matelas de sécurité plus solide. Les détails de l'opération restent à préciser, mais l'intention est claire : transformer une richesse du sous-sol en actif financier stratégique.
Le Mozambique n'est pas un géant de l'or comme l'Afrique du Sud ou le Ghana, mais il possède des gisements dans le nord et le centre du pays. Des sociétés minières, souvent étrangères, y opèrent déjà. L'idée de la banque centrale est de racheter une partie de cette production pour la thésauriser. Une manière de garder la valeur hors du circuit des devises volatiles. Cette approche rappelle celle de plusieurs pays africains qui, face à la fluctuation des cours du dollar, préfèrent accumuler de l'or physique. Pour les opérateurs de change, cette annonce pourrait influencer les anticipations sur le metical, même si l'effet immédiat reste limité.
Sur le terrain, l'initiative soulève des questions. Les mineurs artisanaux, nombreux dans la région de Manica, vendent souvent leur or à des intermédiaires ou contrebandiers. La banque centrale devra proposer des prix compétitifs pour capter cette production. Elle devra aussi mettre en place une logistique d'achat et de stockage fiable. Le gouverneur de la Banque du Mozambique a évoqué un cadre réglementaire en cours d'élaboration. Les premières transactions pourraient avoir lieu dans les prochains mois, selon des sources locales.
Cette stratégie s'inscrit dans un contexte plus large de gestion prudente des réserves. Le Mozambique a connu une crise de la dette en 2016, suivie d'une dépréciation du metical. Depuis, la banque centrale a reconstitué ses réserves, mais elles restent modestes. L'or, valeur refuge par excellence, offre une couverture contre les chocs externes. Reste à voir si le pays parviendra à sécuriser des volumes significatifs. Pour l'heure, l'annonce envoie un signal de discipline financière aux investisseurs et aux bailleurs internationaux.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Impôts : 21 États nigérians fusionnent plus de 100 taxes en neuf catégories
Le Joint Revenue Board annonce que 21 États ont adopté de nouvelles lois fiscales pour mettre fin à la multiplicité des prélèvements, en regroupant plus de 100 taxes en neuf grandes catégories.

Transcorp : le bénéfice chute de 18 % sur neuf mois, le chiffre d'affaires recule
Le conglomérat nigérian Transcorp a publié un rapport financier non audité faisant état d'un bénéfice en baisse de 18 % et d'un chiffre d'affaires tombé à 357,4 milliards de nairas, contre 412,4 milliards un an plus tôt.

Nigeria : le système hybride de timbres fiscaux sous le feu des critiques
Le mécanisme hybride de timbres d'accise, censé tracer la production et sécuriser les recettes, montre ses limites. Industriels et experts réclament une refonte pour éviter les doublons et les surcoûts.