Le Nigeria enregistre 22,5 milliards de dollars de flux nets en devises au deuxième trimestre 2026
Les flux nets de devises ont atteint 22,5 milliards de dollars au deuxième trimestre 2026, un plus haut depuis fin 2019, signe d'un retour progressif de la confiance dans l'économie nigériane.

Le Nigeria a enregistré 22,5 milliards de dollars de flux nets de devises au deuxième trimestre 2026, selon les données de la banque centrale. C'est le niveau le plus élevé depuis le quatrième trimestre 2019, avant la pandémie de Covid-19 et les turbulences monétaires qui ont suivi. Ce chiffre marque une amélioration notable par rapport aux trimestres précédents, où les entrées nettes peinaient à dépasser les 15 milliards de dollars. La comparaison avec 2019 n'est pas anodine : à l'époque, le pays bénéficiait d'un régime de change plus stable et d'une confiance accrue des investisseurs étrangers.
Cette remontée des flux nets s'explique par plusieurs facteurs. D'abord, la hausse des prix du pétrole a soutenu les recettes d'exportation, principale source de devises du pays. Ensuite, les réformes engagées par la banque centrale, notamment la libéralisation partielle du marché des changes et la hausse des taux directeurs, ont attiré des capitaux étrangers, surtout sur le marché obligataire. Les investisseurs de portefeuille sont revenus progressivement, séduits par des rendements obligataires parmi les plus élevés d'Afrique subsaharienne. Enfin, les transferts de la diaspora, estimés à plus de 20 milliards de dollars par an, continuent d'alimenter les réserves en devises. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts, car un naira plus stable rend les envois vers le Nigeria moins volatils.
Le retour à un tel niveau de flux net constitue un signal positif pour l'économie nigériane. Il permet à la banque centrale de reconstituer ses réserves de change, qui avaient fondu sous la pression de la défense du naira. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ce taux en temps réel sur leurs interfaces, offrant aux opérateurs une visibilité accrue sur les parités FCFA-naira. Toutefois, la prudence reste de mise : les flux nets restent sensibles aux cours du pétrole et à la volatilité des capitaux étrangers. La stabilité du naira dépendra de la capacité du pays à diversifier ses sources de devises et à maintenir la confiance des investisseurs sur la durée.
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