Edo veut s'inspirer du Botswana pour doper son élevage
Le gouvernement de l'État d'Edo cherche un partenariat avec le Botswana dans l'agriculture et l'élevage pour attirer des investissements étrangers et développer son secteur agricole.

Le gouverneur de l'État d'Edo, Monday Okpebholo, a annoncé mardi son intention de collaborer avec le Botswana pour développer l'agriculture et l'élevage dans son État. L'objectif affiché : attirer des investissements étrangers et moderniser un secteur qui emploie une large part de la population rurale. Le Botswana, dont l'élevage bovin est réputé pour sa qualité et son organisation, servirait de modèle. La délégation d'Edo s'est déjà rendue à Gaborone pour des discussions préliminaires, selon un communiqué officiel.
Le choix du Botswana n'est pas anodin. Ce pays enclavé d'Afrique australe a bâti une filière viande performante, tournée vers l'exportation, avec des normes sanitaires strictes et une traçabilité du bétail. Edo, qui dispose de vastes terres agricoles et d'un cheptel important mais informel, veut capter une partie de ce savoir-faire. Le gouverneur a évoqué la création d'un ranch modèle et la formation des éleveurs locaux. Les autorités botswanaises ont accueilli favorablement l'initiative, sans qu'aucun accord formel n'ait encore été signé.
Pour Edo, l'enjeu est double : réduire la dépendance aux importations de viande et de produits laitiers, et générer des devises par l'exportation. L'État mise sur un partenariat public-privé pour financer les infrastructures nécessaires, notamment des abattoirs aux normes et des chaînes du froid. Des discussions sont en cours avec des investisseurs botswanais et sud-africains, selon le commissaire à l'Agriculture. Le projet pourrait prendre forme dès le premier trimestre 2026.
Reste à transformer l'annonce en actes. Les précédents partenariats agricoles dans la région ont souvent buté sur le financement et la coordination administrative. Edo devra aussi convaincre les éleveurs de passer d'un système extensif à des pratiques plus intensives, avec les coûts que cela implique. Le Botswana, de son côté, y voit une porte d'entrée sur le marché ouest-africain. La balle est désormais dans le camp des techniciens, qui doivent ficeler un accord contraignant avant la prochaine saison des pluies.
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