Le CPPE réclame des aides ciblées face à la flambée de l'essence au Nigeria
Le Centre pour la promotion de l'entreprise privée presse Abuja de prendre des mesures sociales urgentes alors que la hausse du prix de l'essence étouffe les ménages et les petites entreprises nigérianes.

Le prix de l'essence ne redescend pas, et les ménages nigérians encaissent de plein fouet. Le Centre pour la promotion de l'entreprise privée (CPPE), un think tank économique basé à Lagos, a publiquement demandé au gouvernement fédéral d'agir vite. Sa proposition : des mesures de soutien ciblées, pensées pour les plus fragiles, plutôt qu'un geste uniforme qui profiterait aussi à ceux qui n'en ont pas besoin. Le CPPE insiste sur un point : la hausse du carburant ne touche pas seulement le réservoir des voitures. Elle se répercute sur le transport, sur le prix des denrées, sur le coût de fonctionnement de chaque atelier, chaque boutique, chaque générateur qui tourne au sans-plomb.
Le Nigeria a dérégulé le secteur aval du pétrole en 2023. Depuis, le prix à la pompe suit le marché, et le naira faible renchérit chaque litre importé. Résultat : l'essence a franchi la barre des 1 000 nairas dans plusieurs États, contre moins de 200 nairas il y a trois ans. Pour un commerçant qui livre ses marchandises à moto, la facture carburant a doublé, parfois triplé. Il répercute sur le client. Le client achète moins. La chaîne se grippe du bas vers le haut. Les organisations patronales alertent depuis des mois sur cette spirale, sans obtenir de réponse structurelle.
Le CPPE ne demande pas un retour aux subventions généralisées, qu'il juge intenables pour les finances publiques. Il plaide pour des transferts monétaires directs vers les ménages les plus pauvres, une réduction ciblée des coûts de transport public, et un soutien aux petites entreprises qui dépendent du carburant pour fonctionner. Le think tank rappelle que le salaire minimum, lui, n'a pas suivi la même courbe que les prix. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts : chaque hausse du carburant rogne un peu plus le pouvoir d'achat de ceux qui reçoivent de l'argent de l'étranger.
Le gouvernement n'a pas encore répondu publiquement aux recommandations du CPPE. La pression monte à l'approche des échéances budgétaires, alors que l'inflation alimentaire reste au-dessus de 30 % et que les recettes pétrolières ne compensent pas la cherté de la vie. Abuja se trouve coincé entre la nécessité de tenir ses comptes et l'urgence sociale. Les prochaines semaines diront si l'exécutif opte pour des mesures ciblées ou s'il laisse le marché ajuster seul — un scénario que redoutent les petites entreprises, déjà éprouvées par deux ans de réformes monétaires.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Dangote Refinery : les investisseurs se ruent sur les guichets de Keystone Bank
Keystone Bank, agent récepteur de l'offre publique de 4,1 milliards d'actions de Dangote Refinery, voit affluer les souscriptions. Les investisseurs se pressent sur ses canaux pour prendre position.

Le Nigeria adopte l'évaluation des technologies de santé pour freiner le gaspillage dans les soins
La National Health Insurance Authority mise sur l'Health Technology Assessment pour orienter les dépenses de santé vers les soins les plus utiles et réduire les gaspillages dans un système sous tension.

APM Terminals Apapa mise sur le rail et les barges 24h pour désengorger les exportations
Le terminal à conteneurs d'Apapa veut accélérer l'évacuation des marchandises par train et lancer des opérations de barges 24 heures sur 24 d'ici fin 2026, afin de réduire les goulets d'étranglement à l'export.