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Lagos veut doubler son PIB en s'appuyant sur le privé

La commissaire au Commerce de Lagos, Folashade Ambrose-Medebem, appelle à un partenariat renforcé avec le secteur privé pour transformer l'État en économie de 1 000 milliards de dollars.

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Rédaction SendXOF

Publié le 14 septembre 2026

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Lagos veut doubler son PIB en s'appuyant sur le privé

Lagos pèse aujourd'hui environ 260 milliards de dollars de produit intérieur brut. L'objectif affiché par le gouvernement de l'État est de quadrupler ce chiffre pour franchir la barre symbolique des 1 000 milliards. Folashade Ambrose-Medebem, commissaire au Commerce, aux Coopératives, au Commerce et à l'Investissement, a posé la condition : sans le secteur privé, rien ne se fera. Elle a lancé son appel lors d'une rencontre avec des opérateurs économiques, en insistant sur la nécessité d'une collaboration « plus profonde et plus stratégique » entre l'administration et les entreprises.

La formule n'est pas neuve. Mais elle prend un relief particulier dans un État qui concentre déjà 30 % du PIB nigérian et plus de 60 % de l'activité industrielle du pays. Lagos attire l'essentiel des investissements directs étrangers, abrite le port d'Apapa, les sièges des grandes banques et une scène technologique en pleine effervescence. Le problème n'est pas l'attractivité, c'est l'infrastructure. Routes saturées, électricité instable, foncier difficile à mobiliser : autant de freins que le gouvernement local veut lever avec l'argent et l'expertise du privé.

Le modèle envisagé s'inspire de ce qui se fait déjà dans d'autres métropoles africaines. Nairobi a bâti son pôle technologique avec un partenariat public-privé sur le foncier et la fibre optique. Casablanca a fait de même pour sa zone financière. Lagos a les atouts pour suivre : une population jeune, une classe moyenne qui consomme, des start-up qui lèvent des fonds. Reste à convaincre les entreprises que l'État tiendra ses engagements sur les délais et la transparence des appels d'offres.

Pour les opérateurs, le message est clair : les projets à venir ne seront pas portés par le seul budget public. Les besoins de financement dépassent largement les capacités de l'État, dont la dette interne a déjà grimpé. Les entreprises qui sauront se positionner tôt sur les infrastructures, l'énergie ou le numérique ont une carte à jouer. Le gouvernement, lui, joue son crédit sur sa capacité à transformer une déclaration d'intention en contrats signés.

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