L'économie mondiale retrouve un calme précaire, selon McKinsey
Les dirigeants d'entreprises restent prudents malgré une atténuation du pessimisme, selon une enquête de McKinsey. Chocs énergétiques, inflation et demande faible continuent de peser sur la reprise.

L'enquête de McKinsey révèle que les dirigeants d'entreprises mondiales ont cessé de broyer du noir, mais sans pour autant croire à une reprise franche. Le pessimisme recule, certes. Pour autant, les patrons ne tablent pas sur des jours meilleurs. Les chocs énergétiques, l'inflation persistante et une demande atone continuent de brouiller les perspectives. Un calme fragile, en somme, où chaque signe d'amélioration reste suspect.
Cette prudence se lit dans les intentions d'investissement. Les entreprises hésitent à engager des capitaux dans un environnement où les règles du jeu changent vite. La hausse des taux d'intérêt, décidée par les banques centrales pour contenir la flambée des prix, renchérit le coût du crédit. Les carnets de commandes, eux, ne débordent pas. Du coup, les dirigeants préfèrent consolider les marges plutôt que d'ouvrir de nouveaux chantiers. Une attitude défensive qui n'incite guère à l'optimisme.
Pour les économies ouest-africaines, cette langueur mondiale n'est pas sans conséquence. La demande de matières premières reste molle, ce qui pèse sur les recettes d'exportation. Le Nigeria, premier producteur de pétrole du continent, en sait quelque chose : le baril cher ne suffit plus à doper les finances publiques. Dans ce contexte, les plateformes de transfert comme SendXOF voient leurs volumes évoluer au gré de ces incertitudes, les diasporas ajustant leurs envois en fonction du pouvoir d'achat ici et là.
Reste que ce calme précaire pourrait se fissurer à la moindre secousse. Un nouveau choc pétrolier, un défaut de paiement dans un pays émergent ou une récession plus marquée que prévu en Europe suffiraient à raviver les craintes. Les dirigeants interrogés par McKinsey le savent : ils naviguent à vue, sans boussole fiable. La prudence est de mise, mais elle ne protège pas des tempêtes.
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