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JPMorgan perd ses repères sur le pétrole, l'essence flambe à Abuja

La banque américaine reconnaît ne plus pouvoir anticiper les cours du brut, alors que le conflit avec l'Iran pèse sur les marchés. À Abuja, le litre d'essence dépasse déjà 1 400 nairas.

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Rédaction SendXOF

Publié le 19 septembre 2026

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JPMorgan perd ses repères sur le pétrole, l'essence flambe à Abuja

JPMorgan a reconnu cette semaine ne plus savoir où situer le prix du baril. La banque américaine, qui produit chaque mois ses prévisions pour ses clients, a revu ses modèles en profondeur. En cause : la guerre entre Israël et l'Iran, qui a fait sauter les repères habituels. Les frappes, les menaces sur le détroit d'Ormuz, les sanctions qui se multiplient — autant d'éléments qui rendent les projections hasardeuses. Pour une institution qui pilote des centaines de milliards de dollars, l'aveu est rare. Il en dit long sur l'incertitude qui règne sur le marché mondial du brut.

À Abuja, cette fébrilité se traduit dans le porte-monnaie. Le litre d'essence a franchi la barre des 1 400 nairas dans plusieurs stations de la capitale. C'est 200 nairas de plus qu'il y a un mois. Les files s'allongent devant les pompes, et les transporteurs menacent de relever leurs tarifs. Le Nigeria importe la quasi-totalité de son carburant raffiné, malgré ses réserves de pétrole brut. Chaque tension sur le détroit d'Ormuz se répercute ici en quelques jours. Les raffineries locales, dont celle de Dangote, ne couvrent pas encore la demande nationale.

La situation monétaire complique tout. Le Naira reste sous pression, autour de 1 500 pour un dollar sur le marché parallèle. Un baril plus cher, c'est davantage de devises à sortir pour payer les importations. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts. Les familles qui envoient de l'argent au pays regardent de près le taux de change, car chaque point perdu sur le Naira rogne le pouvoir d'achat de leurs proches.

Les opérateurs pétroliers nigérians, eux, naviguent à vue. Les contrats d'approvisionnement se négocient désormais à court terme, parfois semaine par semaine. Aucun armateur ne veut s'engager sur des volumes fermes à trois mois. Cette prudence a un coût : les primes de risque augmentent, et les prix à la pompe suivent. Tant que le conflit iranien ne trouve pas d'issue, le Nigeria restera exposé à des hausses brutales. Les prévisions de JPMorgan, aussi incertaines soient-elles, disent une chose simple : personne ne sait où s'arrêtera la flambée.

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