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Guterres accuse les majors pétrolières de traiter l'atmosphère comme un égout à ciel ouvert

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a vivement critiqué les grandes compagnies pétrolières, leur reprochant de réaliser des profits colossaux tout en traitant l'atmosphère comme un égout à ciel ouvert.

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Rédaction SendXOF

Publié le 22 septembre 2026

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Guterres accuse les majors pétrolières de traiter l'atmosphère comme un égout à ciel ouvert

Antonio Guterres n'a pas mâché ses mots. Le secrétaire général de l'ONU a accusé les grandes compagnies pétrolières de traiter l'atmosphère comme un « égout à ciel ouvert », tout en engrangeant des profits records. La sortie, rapportée par Punch, intervient alors que les majors affichent des résultats trimestriels parmi les plus élevés de leur histoire, portés par la flambée des cours du brut et du gaz. Guterres pointe une contradiction : ces entreprises, dit-il, connaissent parfaitement les conséquences de leurs émissions sur le climat, mais continuent d'investir massivement dans les énergies fossiles.

Le timing n'est pas anodin. Les appels à accélérer la transition énergétique se multiplient à l'approche des grands rendez-vous climatiques internationaux. Les pays africains, en première ligne face aux sécheresses et aux inondations, réclament des financements pour s'adapter. Or, les promesses des pays riches restent en deçà des besoins. Dans ce contexte, la charge de Guterres vise à faire pression sur les États et les entreprises pour qu'ils alignent leurs actes sur leurs discours. Les majors, de leur côté, défendent leurs investissements dans les renouvelables, mais leur part reste marginale face aux hydrocarbures.

Pour les économies africaines, le dilemme est réel. Le Nigeria, premier producteur de pétrole du continent, tire l'essentiel de ses devises du brut. Réduire la dépendance aux fossiles sans étouffer la croissance relève de la quadrature du cercle. Les recettes pétrolières financent une part importante du budget fédéral, et une transition trop brutale pourrait fragiliser les finances publiques. Les opérateurs de change surveillent d'ailleurs de près l'évolution des cours, car chaque baril vendu pèse sur les réserves de devises et, in fine, sur le taux du Naira.

La sortie de Guterres ne changera pas immédiatement la donne. Mais elle installe un rapport de force. Les compagnies pétrolières savent que leur image se dégrade auprès des investisseurs, de plus en plus sensibles aux critères environnementaux. Les États africains, eux, doivent choisir entre exploiter leurs ressources pour se développer et subir les conséquences d'un climat qui se dérègle. Un équilibre difficile à trouver, et qui ne se décrète pas depuis un pupitre new-yorkais.

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