Washington rejette 35 767 permis de travail pour les candidats à la Green Card
Entre avril et juin 2026, l'USCIS a refusé 35 767 demandes de permis de travail déposées par des étrangers en attente de la Green Card. Le taux de rejet atteint 44 %, un record pour le trimestre.

Les services d'immigration américains ont rejeté 35 767 demandes de permis de travail entre avril et juin 2026, selon les données publiées par l'USCIS. Ces demandes provenaient d'étrangers engagés dans la procédure de résidence permanente, la fameuse Green Card. Le taux de refus grimpe à 44 % pour ce trimestre, contre environ 30 % un an plus tôt. Concrètement, cela signifie que près d'un demandeur sur deux n'obtient pas le sésame qui l'autorise à travailler légalement en attendant la fin de son dossier. Pour des milliers de familles installées aux États-Unis, l'impact est immédiat : perte de revenus, précarité, parfois obligation de quitter le territoire.
Cette hausse des rejets s'inscrit dans un durcissement plus large des politiques migratoires américaines. Les autorités invoquent des motifs de sécurité, des dossiers incomplets ou des vérifications administratives plus poussées. Mais sur le terrain, les avocats spécialisés pointent des critères d'évaluation devenus plus flous et des délais de traitement qui s'allongent. Résultat : des ingénieurs, des soignants ou des chercheurs, souvent déjà intégrés dans l'économie américaine, se retrouvent bloqués. Les entreprises qui les emploient perdent des compétences et doivent parfois revoir leurs plans de recrutement.
Pour les diasporas africaines, notamment celles d'Afrique de l'Ouest, ce durcissement complique les projets d'installation et de travail aux États-Unis. Les envois de fonds vers les pays d'origine, déjà fragilisés par les coûts de transfert, pourraient en pâtir si les revenus des travailleurs concernés se tarissent. La procédure de Green Card reste longue et coûteuse, et ce taux de rejet record décourage certains candidats avant même de déposer leur dossier. Les cabinets d'immigration enregistrent d'ailleurs une hausse des demandes de conseil pour sécuriser les dossiers en amont.
Pour l'instant, aucune réforme n'est annoncée pour inverser la tendance. Les chiffres du prochain trimestre diront si ce pic de 44 % était un accident statistique ou l'installation d'une nouvelle norme. En attendant, les demandeurs doivent s'attendre à des procédures plus lentes, plus chères et plus incertaines. Un changement de rythme qui pèse sur des parcours de vie entiers.
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