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Uber quitte le Nigeria : quel avenir pour les chauffeurs et les passagers ?

Uber a annoncé mercredi la fin de ses opérations de VTC au Nigeria. Cette décision suscite des inquiétudes parmi les chauffeurs et les passagers, qui redoutent une hausse des prix et une baisse des revenus pour les conducteurs.

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Rédaction SendXOF

Publié le 4 septembre 2026

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Uber quitte le Nigeria : quel avenir pour les chauffeurs et les passagers ?

Uber a annoncé mercredi qu'il mettait fin à ses activités de mise en relation de véhicules avec chauffeurs au Nigeria. La plateforme américaine, présente à Lagos et à Abuja depuis 2014, n'a pas donné de raison officielle, mais les observateurs évoquent une concurrence féroce de la part de Bolt et de start-ups locales comme Gokada ou Treepz. Pour les quelques milliers de chauffeurs qui utilisaient l'application, la nouvelle tombe mal : beaucoup avaient investi dans des voitures financées à crédit, en comptant sur les revenus quotidiens pour rembourser leurs prêts.

Avec le départ d'Uber, Bolt se retrouve en position quasi monopolistique sur le marché nigérian du VTC. Les chauffeurs redoutent déjà une hausse des commissions, qui pourraient passer de 20 à 25 % ou plus. Pour les passagers, la crainte est celle d'une flambée des tarifs, surtout aux heures de pointe. En mars dernier, le prix d'une course de 10 kilomètres à Lagos oscillait entre 2 500 et 3 500 nairas selon les moments. Les analystes prévoient que ces tarifs pourraient grimper de 15 à 20 % à moyen terme, faute de concurrence.

Cette situation n'est pas propre au Nigeria. Dans d'autres pays africains, comme le Kenya ou l'Afrique du Sud, le retrait d'acteurs internationaux a souvent laissé place à des opérateurs locaux plus fragiles financièrement. Pour les chauffeurs, la diversification devient cruciale : certains envisagent de se tourner vers la livraison de colis ou de repas, un secteur qui explose à Lagos. D'autres songent à rejoindre des coopératives de taxis traditionnels. Mais la transition risque d'être brutale pour ceux qui dépendaient exclusivement d'Uber.

L'écosystème numérique nigérian, pourtant l'un des plus dynamiques d'Afrique, montre ici ses limites : malgré une forte demande, la rentabilité reste difficile à atteindre dans le transport urbain. Les coûts d'exploitation, notamment le carburant et l'entretien des véhicules, ont grimpé de 30 % en un an. Pour les acteurs locaux, l'heure est à la consolidation. Pour les utilisateurs, il faudra s'adapter à un marché moins concurrentiel, avec des prix peut-être plus élevés mais un service qui reste à prouver.

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