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L'inflation britannique grimpe à 3,1 % en août, portée par les carburants

La hausse des prix au Royaume-Uni accélère à 3,1 % sur un an en août, contre 2,9 % en juillet. La flambée des carburants, liée à la guerre au Moyen-Orient, pèse sur l'indice.

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Rédaction SendXOF

Publié le 16 septembre 2026

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L'inflation britannique grimpe à 3,1 % en août, portée par les carburants

L'inflation britannique a repris sa course en août. L'indice des prix à la consommation a progressé de 3,1 % sur un an, contre 2,9 % en juillet, selon les données publiées par l'Office for National Statistics. C'est la première accélération depuis plusieurs mois. La cause principale : les carburants, dont les prix ont bondi sous l'effet des tensions au Moyen-Orient. Le baril de Brent a dépassé les 80 dollars en août, et les stations-service britanniques ont répercuté la hausse presque immédiatement. Résultat, le plein d'essence coûte en moyenne 4 pence de plus qu'en juillet.

Cette poussée des carburants ne surprend pas les analystes. Le conflit entre Israël et le Hamas, puis les frappes en mer Rouge, ont perturbé les routes maritimes et renchéri le transport de brut. Le Royaume-Uni, qui importe une grande partie de son énergie, encaisse de plein fouet ces secousses. La livre sterling a légèrement reculé face au dollar après la publication des chiffres, signe que les marchés s'attendent à une Banque d'Angleterre plus prudente sur les baisses de taux. Pour les ménages britanniques, l'essence et le gazole représentent une part non négligeable du budget, surtout en zone rurale où la voiture reste indispensable.

Le reste de l'indice montre pourtant des signes d'accalmie. L'alimentation a ralenti sa hausse, et les services, moins volatils, progressent de 3,4 % sur un an. Mais la Banque d'Angleterre surveille surtout l'inflation sous-jacente, qui reste au-dessus de son objectif de 2 %. Une baisse des taux en septembre paraît compromise. Les économistes tablent désormais sur une première détente en novembre, à condition que les prix de l'énergie ne s'emballent pas davantage. La prudence domine.

Pour les pays africains qui importent du carburant raffiné, la flambée britannique n'est pas une bonne nouvelle. Elle confirme que les prix de l'énergie restent sous tension mondiale, ce qui pèse sur les monnaies locales et les coûts de transport. Le Nigeria, qui subventionne encore partiellement l'essence, suit ces cours de près. Une inflation importée peut vite se transformer en hausse des prix intérieurs, surtout dans les zones urbaines où le carburant pèse lourd dans le panier des ménages.

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