OPay réunit à Lagos pour contrer les rumeurs de retrait du Nigeria
Lors d'un Town Hall en direct à Lagos, OPay et des acteurs du secteur ont dénoncé les fausses informations sur une prétendue cessation d'activités, tout en soulignant le rôle de la fintech dans l'inclusion financière et l'économie numérique du pays.

Les rumeurs ont la vie dure. Mercredi à Lagos, OPay a convoqué un Town Hall en direct avec des parties prenantes du secteur financier nigérian pour tordre le cou à une information erronée : celle d'une cessation prochaine de ses activités dans le pays. La fintech, qui revendique des millions d'utilisateurs, a profité de la tribune pour rappeler son ancrage local et son rôle dans la bancarisation des populations non desservies par les banques traditionnelles.
Les intervenants ont mis en avant les chiffres concrets de l'entreprise : des millions de comptes actifs, des milliers d'agents à travers le pays, et une contribution directe à l'économie numérique. Pour beaucoup de petits commerçants de Lagos, d'Ibadan ou de Kano, OPay est devenue une infrastructure quotidienne, au même titre que le réseau électrique ou la route. Une disparition brutale aurait des conséquences en cascade sur des milliers de micro-activités qui dépendent de ses services de paiement.
Les rumeurs, amplifiées sur les réseaux sociaux, ont semé le trouble parmi les utilisateurs ces dernières semaines. Certains ont retiré leurs fonds par précaution, d'autres ont suspendu leurs transactions. Face à cette défiance, OPay a choisi la transparence, en organisant une session publique avec des régulateurs, des banquiers et des représentants de la société civile. Une manière de rétablir la confiance, mais aussi de rappeler que le secteur fintech reste étroitement surveillé par la Banque centrale du Nigeria.
Pour la diaspora ouest-africaine, ces turbulences sur les fintechs nigérianes rappellent l'importance de choisir des canaux de transfert fiables, adossés à des partenaires locaux solides. Les plateformes numériques comme SendXOF, qui relient le Nigeria à la zone FCFA, suivent de près ces évolutions réglementaires et répercutent les changements en temps réel sur leurs interfaces. Dans un environnement où l'information circule vite, la stabilité des acteurs est un critère décisif pour les utilisateurs.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Dangote Refinery vise le titre de plus grande raffinerie du monde d'ici 2028
Aliko Dangote a annoncé une introduction en Bourse pour sa raffinerie, avec une offre de 2 000 milliards de nairas. L'objectif : devenir la plus grande raffinerie du monde d'ici 2028.

Crypto : les plateformes quittent le terrain du trading pour celui du quotidien
Longtemps cantonnées à l'achat et à la vente d'actifs numériques, les plateformes crypto nigérianes explorent désormais des usages plus concrets, comme les paiements, les prêts ou les transferts. Un virage qui pourrait élargir leur base d'utilisateurs.

Le gouverneur d'Oyo propose de vendre le brut local à prix réduit pour alléger le carburant
Seyi Makinde, gouverneur de l'État d'Oyo, s'oppose au retour de la subvention sur l'essence et propose que les raffineries nigérianes achètent le brut local à un prix préférentiel. Objectif affiché : faire baisser le prix du carburant à la pompe.