Zenith Bank mobilise les acteurs pour doper les exportations non pétrolières du Nigeria
Lors de son 10e séminaire international sur les exportations non pétrolières, Zenith Bank a réuni décideurs et opérateurs pour atteindre l'objectif de 6,1 milliards de dollars. Le Nigeria cherche à diversifier ses revenus face à la volatilité des cours du pétrole.

Zenith Bank a réuni mardi, en visioconférence, une centaine de participants – régulateurs, exportateurs, industriels, investisseurs et partenaires au développement – pour le dixième séminaire international sur les exportations non pétrolières. Objectif affiché : porter ces ventes à 6,1 milliards de dollars et réduire la dépendance du Nigeria aux hydrocarbures. Une ambition qui ne date pas d'hier, mais que la chute des revenus pétroliers rend plus urgente.
Le pays plafonne depuis des années autour de 3 à 4 milliards de dollars d'exportations hors pétrole, essentiellement agricoles (cacao, sésame, gingembre) et manufacturières. Les obstacles restent nombreux : accès au crédit, logistique portuaire défaillante, normes internationales à respecter. Les banques, premières concernées, multiplient les initiatives pour accompagner les PME, mais le chemin est long. Pour la diaspora ouest-africaine, cette dynamique pourrait à terme stabiliser le naira et réduire le coût des transferts de fonds.
Zenith Bank, premier établissement du pays par la capitalisation, joue ici un rôle de catalyseur. Son séminaire, devenu un rendez-vous annuel, permet de confronter les expériences entre pays africains – le Ghana, le Kenya ou l'Afrique du Sud ont déjà réussi leur diversification. Le Nigeria, lui, reste tributaire du brut, qui représente encore plus de 80 % de ses exportations totales. Les participants ont appelé à une meilleure coordination entre les ministères, la banque centrale et le secteur privé pour simplifier les procédures douanières et fiscales.
Reste à transformer l'essai. Les annonces ne manquent pas, mais les résultats tardent. Les exportateurs attendent des mesures concrètes, notamment sur le financement à taux préférentiels et la création de zones de transformation. Le gouvernement, de son côté, mise sur les accords de libre-échange continentaux pour ouvrir de nouveaux débouchés. Une certitude : sans une volonté politique ferme et des investissements massifs dans les infrastructures, l'objectif de 6,1 milliards de dollars restera un vœu pieux.
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