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Nigeria : une faction d'Afenifere réclame l'essence à 400 nairas et un salaire minimum revalorisé

Une faction du groupe pan-yoruba Afenifere exige une baisse immédiate du prix de l'essence à 400 nairas le litre et une hausse du salaire minimum, fixé à 70 000 nairas, pour alléger la pression économique sur les ménages nigérians.

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Rédaction SendXOF

Publié le 12 octobre 2026

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Nigeria : une faction d'Afenifere réclame l'essence à 400 nairas et un salaire minimum revalorisé

Le prix de l'essence au Nigeria reste au cœur des tensions. Une faction d'Afenifere, l'une des principales organisations socio-culturelles yoruba, a publiquement demandé au gouvernement fédéral de ramener le litre d'essence à 400 nairas, contre environ 900 nairas dans plusieurs stations du pays. Le groupe réclame aussi une revalorisation du salaire minimum, aujourd'hui bloqué à 70 000 nairas par mois. Ces deux mesures, selon ses porte-parole, doivent répondre à une situation sociale qu'ils jugent intenable pour des millions de foyers.

La demande intervient dans un contexte budgétaire tendu. La suppression des subventions sur l'essence en 2023 a fait bondir les prix des carburants et, par ricochet, ceux du transport et des denrées de base. L'inflation alimentaire dépasse encore 30 % en glissement annuel dans plusieurs États du Sud-Ouest, région qui constitue le bastion traditionnel d'Afenifere. Pour les ménages à revenus modestes, le salaire minimum de 70 000 nairas ne couvre plus les besoins essentiels d'une famille de quatre personnes dans des villes comme Lagos ou Ibadan.

Le gouvernement de Bola Tinubu a jusqu'ici écarté un retour à un prix administré de l'essence, arguant que la libéralisation du secteur a permis d'éviter une faillite budgétaire. Mais la pression politique monte à l'approche des échéances électorales dans plusieurs États. Les syndicats du travail, de leur côté, menacent de nouvelles grèves si le salaire minimum n'est pas révisé à la hausse. Une partie de la diaspora nigériane, qui envoie chaque année des milliards de dollars au pays, suit ces débats de près : le pouvoir d'achat local détermine directement l'usage des fonds transférés.

Rien n'indique pour l'instant que l'exécutif cède sur le prix de l'essence. La marge de manœuvre reste étroite : les recettes pétrolières, bien qu'en hausse, ne compensent pas entièrement la fin des subventions. La demande d'Afenifere risque donc de rester lettre morte à court terme, sauf mobilisation sociale de grande ampleur. Le vrai test sera la capacité du gouvernement à concilier stabilité macroéconomique et apaisement social dans un pays où le coût de la vie reste la première préoccupation des électeurs.

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