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Nigeria : les exportations de matières premières doublent à 3 840 milliards de nairas au premier semestre

Les ventes nigérianes de matières premières ont bondi de 106 % sur un an au premier semestre 2026, à 3 840 milliards de nairas, portées par un deuxième trimestre exceptionnel.

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Rédaction SendXOF

Publié le 14 septembre 2026

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Nigeria : les exportations de matières premières doublent à 3 840 milliards de nairas au premier semestre

Le Nigeria a vendu pour 3 840 milliards de nairas de matières premières à l'étranger entre janvier et juin 2026, contre 1 860 milliards un an plus tôt. La progression atteint 106 %, selon les données compilées par le bureau national de la statistique. Le deuxième trimestre a fait pencher la balance : les expéditions y ont été presque deux fois plus élevées qu'au premier. Les opérateurs citent pêle-mêle le cacao, le sésame, le caoutchouc et le coton, dont les cours mondiaux restent fermes. Un mouvement qui tranche avec l'image d'une économie nigériane dépendante du brut.

Le pétrole représente encore plus de 80 % des recettes d'exportation du pays, mais cette poussée des matières premières agricoles et minières change la donne à la marge. Les transformateurs locaux, eux, tirent la langue : ils voient partir des volumes qu'ils auraient pu valoriser sur place. Le gouvernement, de son côté, encaisse davantage de devises, ce qui soutient le naira sur le marché officiel. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts, car un naira plus stable rend les envois vers le Nigeria moins erratiques.

Reste à savoir si la tendance tiendra. La récolte principale de cacao arrive à l'automne, et les prix mondiaux restent volatils. Le sésame nigérian, très demandé en Asie, subit la concurrence du Soudan et de l'Inde. Et la sécurité dans les zones de production — le nord-ouest pour le sésame, le sud-ouest pour le cacao — demeure un point noir. Les exportateurs se plaignent aussi des tracasseries portuaires à Apapa et Tin Can, où les conteneurs attendent parfois trois semaines avant d'être chargés.

Ce bond de 106 % ne signifie pas que le Nigeria a réglé son problème de dépendance au pétrole. Il montre qu'un gisement existe, à condition de sécuriser les routes, d'alléger les procédures douanières et d'investir dans la transformation locale. Les chiffres du troisième trimestre diront si ce sursaut est structurel ou simplement conjoncturel. Pour l'instant, les recettes engrangées donnent un peu d'air à un naira qui en manque cruellement.

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