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Nigeria : le secteur minier ouvre sa semaine avec 3 000 participants et lorgne les capitaux étrangers

Le Nigeria lance sa semaine minière avec 3 000 participants à Abuja. Le gouvernement veut convertir un sous-sol riche en minerais solides en moteur d'investissements directs étrangers, alors que le pétrole reste la principale ressource du pays.

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Rédaction SendXOF

Publié le 12 octobre 2026

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Nigeria : le secteur minier ouvre sa semaine avec 3 000 participants et lorgne les capitaux étrangers

Le Nigeria a ouvert lundi sa semaine minière à Abuja avec 3 000 participants, un rassemblement qui réunit financiers internationaux, opérateurs miniers et délégations officielles. Le pays veut attirer des capitaux frais dans un secteur qui pèse moins de 1 % du PIB, alors que le pétrole et le gaz fournissent encore l'essentiel des recettes publiques. Dans les couloirs, on parle surtout de lithium, d'or et d'étain, des minerais que le sous-sol nigérian recèle en abondance mais qui restent largement inexploités.

Le gouvernement mise sur une réforme du cadre juridique pour rassurer les investisseurs. La loi minière de 2023 a créé un fonds souverain dédié et prévoit des incitations fiscales pour les projets intégrés. Mais sur le terrain, les obstacles restent nombreux : insécurité dans les zones minières du nord-ouest, accès limité au financement pour les petits opérateurs et une chaîne logistique défaillante. Les compagnies étrangères, elles, demandent des garanties sur la stabilité des contrats avant de s'engager sur des projets à long terme.

Le Nigeria n'est pas seul sur ce créneau. La République démocratique du Congo, le Ghana et le Mali attirent depuis plusieurs années des capitaux miniers significatifs. Pour se démarquer, Abuja met en avant la taille de son marché intérieur et sa proximité avec les ports de Lagos et d'Onne. Les analystes estiment que le pays pourrait capter 5 à 10 milliards de dollars d'investissements dans les cinq prochaines années s'il parvient à stabiliser la fiscalité et à sécuriser les sites. Une partie de ces flux passerait par des banques locales et des plateformes de change, car les opérateurs miniers doivent convertir des devises pour payer salaires et fournisseurs en nairas.

La semaine minière s'achève vendredi sur une série de signatures de protocoles d'accord. Le vrai test viendra ensuite : transformer les intentions affichées en permis effectifs et en chantiers ouverts. Le Nigeria a les minerais, il lui manque encore la constance administrative et la sécurité qui font revenir les capitaux. Les prochains mois diront si cette édition 2025 restera dans les annales comme un tournant ou comme un énième rendez-vous manqué.

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