Nigeria : le PIB progresse de 4,43 % au deuxième trimestre 2026
Le produit intérieur brut du Nigeria a augmenté de 4,43 % en glissement annuel au deuxième trimestre 2026, contre 4,23 % un an plus tôt, selon le Bureau national des statistiques. Une croissance portée par les services et le secteur pétrolier.

Le Nigeria a enregistré une croissance économique de 4,43 % en glissement annuel au deuxième trimestre 2026, selon les données publiées lundi par le Bureau national des statistiques (NBS). Ce chiffre marque une accélération par rapport aux 4,23 % du même trimestre en 2025. La progression est portée par les services, qui représentent plus de la moitié du PIB, et par une légère reprise du secteur pétrolier, dont la production moyenne s'est établie à 1,45 million de barils par jour, en hausse de 5 % sur un an.
Cette vigueur contraste avec les défis persistants du pays : une inflation qui reste élevée, autour de 24 % en juin, et un naira qui continue de perdre du terrain face au dollar. Pour les ménages et les entreprises, la croissance ne se traduit pas encore par un pouvoir d'achat renforcé. Les importateurs, eux, doivent composer avec un taux de change volatile, qui complique la planification des achats à l'étranger. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts, car les fluctuations du naira influencent directement le montant reçu en FCFA.
Les économistes restent prudents. La croissance est réelle, mais elle repose en grande partie sur les services, un secteur moins intensif en emplois que l'industrie ou l'agriculture. Le gouvernement espère que les réformes en cours, notamment dans le secteur pétrolier, attireront des investissements capables de diversifier l'économie. En attendant, le Nigeria profite d'une base de comparaison favorable : l'année dernière à la même époque, la production pétrolière était plus faible et les pénuries de carburant avaient freiné l'activité.
Au second semestre, les analystes surveilleront de près la trajectoire du naira et la politique monétaire de la Banque centrale. Une stabilisation de la monnaie serait un signal positif pour les investisseurs. Mais les fondamentaux restent fragiles : la dépendance aux hydrocarbures, un taux de chômage élevé et des infrastructures défaillantes. La croissance de 4,43 % est une bonne nouvelle, mais elle ne suffira pas à résorber les inégalités ni à créer les millions d'emplois dont le pays a besoin.
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