Nigeria : le ministre des Mines dément toute vente d'actifs aux États-Unis
Dele Alake affirme qu'aucun actif nigérian n'a été cédé aux États-Unis, alors que le cadre bilatéral signé vise à connecter les investisseurs américains aux entreprises minières locales et à promouvoir la transformation sur place.

Le ministre nigérian du Développement des minéraux solides, Dele Alake, a tenu à clarifier la position du gouvernement : aucun actif minier nigérian n'a été vendu aux États-Unis. Sa déclaration intervient alors que le Nigeria et Washington ont récemment scellé un cadre de coopération dans le secteur minier. Pour Alake, l'accord ne ressemble en rien à une cession de souveraineté économique. Il s'agit plutôt de faciliter les choses aux investisseurs américains qui veulent s'impliquer dans l'exploitation minière nigériane, tout en encourageant la transformation locale des minerais.
Le ministre insiste sur un point : le Nigeria veut attirer des capitaux étrangers sans brader son sous-sol. Le cadre bilatéral doit permettre aux entreprises américaines de s'associer à des opérateurs nigérians, pas de les remplacer. L'objectif affiché est de développer une chaîne de valeur locale, de l'extraction à la transformation, pour que le pays exporte des produits finis plutôt que des matières brutes. Une manière de créer des emplois et de capter davantage de revenus.
Cette mise au point intervient dans un contexte de défiance. Ces dernières années, plusieurs accords miniers ont alimenté les soupçons de vente d'actifs nationaux à des intérêts étrangers. Le gouvernement de Bola Tinubu, qui a fait du secteur minier un pilier de sa politique de diversification, doit rassurer l'opinion. Le Nigeria cherche à réduire sa dépendance au pétrole et à exploiter sa richesse en lithium, en or ou en étain. Mais il doit le faire sans donner l'impression de céder ses ressources.
Pour l'instant, aucun détail chiffré n'a été communiqué sur les montants ou les projets concernés. Le ministère promet que les prochains accords seront transparents et que les Nigérians en seront les premiers bénéficiaires. La balle est maintenant dans le camp des investisseurs américains, qui devront prouver leur engagement à long terme. Le Nigeria, lui, veut des usines, des emplois et des transferts de compétences. Pas juste des promesses.
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