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Nigeria : la production pétrolière recule à 450,17 millions de barils en neuf mois

Le Nigeria a extrait 450,17 millions de barils de brut et de condensats de janvier à septembre, en baisse de 1,63 % sur un an. Un repli qui pèse sur les recettes publiques du premier producteur africain.

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Rédaction SendXOF

Publié le 14 octobre 2026

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Nigeria : la production pétrolière recule à 450,17 millions de barils en neuf mois

Le Nigeria a sorti 450,17 millions de barils de pétrole brut et de condensats entre janvier et septembre. C'est 1,63 % de moins que sur la même période l'an dernier. Le chiffre vient de tomber, et il confirme ce que les opérateurs du delta du Niger observent depuis des mois : la pompe tourne au ralenti. Les terminaux de Bonny et de Forcados, eux, continuent de charger, mais les volumes ne suivent plus le rythme d'antan. Sur neuf mois, la perte équivaut à plusieurs millions de barils qui ne seront jamais vendus.

Pourquoi ce recul ? Le vol de brut sur les pipelines, les sabotages et l'entretien différé des infrastructures expliquent une bonne part du manque. Les compagnies internationales, elles, freinent leurs investissements dans l'amont nigérian depuis des années, préférant le large au onshore, moins risqué. Résultat : la production plafonne sous les 1,5 million de barils par jour, loin des 2 millions visés par Abuja. Chaque baril non produit, c'est une recette fiscale en moins pour un État qui tire plus de 80 % de ses devises du pétrole.

La pression retombe directement sur le Naira. Moins de brut exporté, c'est moins de dollars qui entrent dans les caisses de la CBN, et donc une monnaie sous tension sur le marché officiel comme au parallèle. Les importateurs de carburant et de biens manufacturés, eux, guettent chaque fluctuation. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts vers le Nigeria et ses voisins. Le pétrole reste le robinet principal de l'économie nigériane, et il coule moins fort.

Le gouvernement mise sur la raffinerie Dangote et sur l'augmentation des quotas OPEP pour redresser la barre. Mais les premiers barils raffinés localement ne compenseront pas, à eux seuls, la baisse des volumes extraits. Tant que la sécurité des pipelines et la fiscalité de l'amont ne seront pas stabilisées, la production restera fragile. Les neuf premiers mois de l'année en donnent la mesure : le Nigeria produit moins, gagne moins de devises, et laisse filer des recettes dont il a besoin.

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