Nigeria et Espagne relancent leurs accords commerciaux pour doper les investissements
L'ambassadeur du Nigeria en Espagne, Okezie Ikpeazu, appelle à réactiver les accords bilatéraux afin de renforcer les échanges commerciaux et les investissements entre les deux pays.

Le Nigeria et l'Espagne cherchent à donner un nouveau souffle à leurs relations économiques. L'ambassadeur nigérian à Madrid, Okezie Ikpeazu, a publiquement appelé à la réactivation des accords bilatéraux qui lient les deux pays. Ces textes, signés pour certains il y a plusieurs années, n'ont pas produit tous les effets escomptés. Le diplomate veut changer la donne. Il s'agit de créer un cadre plus favorable aux entreprises nigérianes qui veulent s'implanter en Espagne, et inversement. Pour l'instant, les échanges restent modestes au regard du potentiel. Madrid importe peu de produits nigérians en dehors des hydrocarbures, et les investissements espagnols au Nigeria se concentrent sur quelques secteurs comme l'énergie et les infrastructures.
Le Nigeria a un intérêt clair à diversifier ses partenaires. L'Espagne, de son côté, voit dans l'Afrique de l'Ouest un relais de croissance alors que l'Europe ralentit. Les deux pays partagent une langue de travail — l'anglais pour les affaires internationales — et des secteurs complémentaires : le gaz naturel liquéfié nigérian peut alimenter les terminaux espagnols, tandis que les entreprises espagnoles du BTP et des énergies renouvelables ont des cartes à jouer au Nigeria. Mais les obstacles demeurent : lourdeurs administratives, accès au financement, et surtout volatilité du Naira qui complique les calculs des investisseurs. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts.
Les appels de l'ambassadeur interviennent dans un contexte où le Nigeria multiplie les initiatives pour attirer des capitaux étrangers. Le pays a besoin d'investissements massifs dans les infrastructures, l'agriculture et la transformation locale. L'Espagne, elle, cherche à sécuriser ses approvisionnements énergétiques et à exporter son savoir-faire. Reste à voir si les bonnes intentions se traduiront en contrats. Les précédents accords n'ont pas toujours été suivis d'effets. Cette fois, les autorités nigérianes promettent un suivi plus rigoureux. Les opérateurs économiques, eux, attendent des mesures concrètes : allègement fiscal, garanties d'investissement, simplification des procédures douanières.
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