Nigeria : des routes impraticables isolent des communautés entières dans l'Imo
À Umuokanne et Ohoba, dans l'État d'Imo, les routes sont devenues impraticables, coupant les habitants des centres de santé et des marchés. Les résidents appellent les autorités à une réhabilitation urgente.

Dans l'État d'Imo, au sud-est du Nigeria, les communautés d'Umuokanne et d'Ohoba vivent un calvaire quotidien. Les routes qui les relient aux villes voisines sont dans un état de délabrement avancé, rendant tout déplacement presque impossible. Les habitants racontent des trajets qui prennent des heures pour quelques kilomètres, quand ils ne sont pas tout simplement bloqués. Les véhicules s'enlisent dans la boue, les motos tombent en panne, et les piétons doivent slalomer entre les nids-de-poule géants.
Cette situation a des conséquences dramatiques sur l'accès aux services essentiels. Les malades ne peuvent plus rejoindre les centres de santé à temps, et les femmes enceintes doivent parfois accoucher à domicile faute de pouvoir atteindre une maternité. Les commerçants, eux, voient leurs marchandises pourrir sur place, car les camions de ravitaillement refusent de s'aventurer sur ces pistes défoncées. Les prix des produits de première nécessité flambent, et les échanges avec les villages voisins se réduisent à peau de chagrin.
Les résidents lancent un appel pressant aux autorités de l'État et au gouvernement fédéral pour une réhabilitation urgente de ces axes. Ils pointent du doigt l'abandon des zones rurales, qui pénalise des milliers de personnes déjà confrontées à la pauvreté. Certains évoquent des promesses non tenues et des projets de bitumage qui n'ont jamais vu le jour. Pour la diaspora ouest-africaine, cette situation rappelle que les infrastructures de base restent un défi majeur, et que les transferts de fonds vers ces régions ne suffisent pas à compenser l'absence de routes dignes de ce nom.
Dans un pays où le pétrole rapporte des milliards de dollars, l'état des routes dans l'Imo interroge sur la répartition des richesses. Les communautés d'Umuokanne et d'Ohoba ne demandent pas l'aumône, mais des routes qui leur permettent de vivre dignement. Tant que ces axes resteront impraticables, l'isolement de ces zones rurales continuera de peser sur leur développement économique et social. Une situation qui mérite une réponse rapide et concrète des pouvoirs publics.
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