NEPC : les jeunes Nigérians ignorent encore les opportunités du secteur export non pétrolier
Le Conseil nigérian de promotion des exportations alerte : faute d'information sur les procédures et les marchés, une grande partie de la jeunesse nigériane reste à l'écart du commerce international non pétrolier.

Le Conseil nigérian de promotion des exportations (NEPC) a sonné l'alerte cette semaine : une large frange de la jeunesse nigériane n'a toujours pas saisi les opportunités du secteur export non pétrolier. En cause, un déficit criant d'information sur les procédures douanières, les normes exigées par les marchés étrangers et les débouchés réels. Le constat n'est pas anodin dans un pays qui cherche à réduire sa dépendance au brut, alors que le pétrole représente encore plus de 80 % des recettes d'exportation.
Le problème n'est pas l'absence de produits. Le Nigeria regorge de cacao, de sésame, de noix de cajou, de gingembre, de cuir et de produits transformés qui trouvent preneurs en Asie, en Europe et dans le reste de l'Afrique. Ce qui bloque, c'est le passage à l'acte. Beaucoup de jeunes entrepreneurs ne savent pas comment obtenir un certificat d'origine, ni comment répondre aux exigences phytosanitaires d'un acheteur européen. D'autres ignorent jusqu'à l'existence des guichets d'accompagnement du NEPC dans les États fédérés.
Le Conseil dit multiplier les formations et les campagnes de sensibilisation, mais le message passe mal. Dans un pays où l'informel pèse plus de la moitié de l'économie, les circuits d'information traditionnels ne suffisent pas. Les jeunes passent par les réseaux sociaux, les groupes WhatsApp, les influenceurs — pas par les séminaires administratifs. Tant que le NEPC n'ira pas les chercher là où ils sont, le discours restera lettre morte.
Le vrai enjeu dépasse la simple sensibilisation. Exporter, c'est se confronter à des coûts logistiques élevés, à des délais portuaires imprévisibles et à un accès au financement limité. Sans une refonte de ces obstacles structurels, même les mieux informés des jeunes exportateurs nigérians resteront bloqués à la case départ. Le NEPC a raison de pointer le déficit de connaissance, mais l'information seule ne fera pas décoller les exportations hors pétrole.
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