Mercedes-Benz revoit ses prévisions de bénéfice à la baisse pour 2026
Le constructeur allemand Mercedes-Benz a abaissé mercredi ses prévisions de bénéfice pour 2026, invoquant un marché chinois difficile, la hausse des coûts des matériaux et des ventes en recul.

Mercedes-Benz a revu à la baisse ses objectifs de bénéfice pour 2026. Le constructeur allemand cite trois causes principales : un marché chinois qui ne redémarre pas, des coûts de matériaux qui grimpent et des ventes qui reculent. La Chine reste pourtant le premier marché du groupe, avec plus d'un tiers des livraisons mondiales. Mais la demande locale patine : les acheteurs se tournent vers des marques nationales comme BYD ou Nio, moins chères et plus agressives sur l'électrique. Résultat, Mercedes doit revoir ses ambitions à la baisse, deux ans avant l'échéance.
La décision intervient dans un contexte plus large de ralentissement pour les constructeurs européens. Volkswagen, BMW et Stellantis ont tous averti ces derniers mois que leurs marges allaient souffrir. Les coûts de l'acier, de l'aluminium et des composants électroniques restent élevés, et la transition vers l'électrique pèse sur les comptes. Mercedes a déjà annoncé un plan d'économies de plusieurs milliards d'euros, avec des réductions de capacité en Allemagne et des coupes dans les gammes les moins rentables. Le constructeur mise sur les modèles haut de gamme et les utilitaires pour tenir ses marges.
Pour les acteurs du change, cette annonce n'a pas d'effet direct sur les taux. Mais elle illustre une tendance qui compte pour les échanges commerciaux : l'Europe exporte moins vers la Chine, et les devises des pays producteurs de matières premières s'en ressentent. Les investisseurs suivent de près la santé des constructeurs allemands, car elle donne le ton pour l'ensemble de la zone euro. Une plateforme comme SendXOF n'intervient pas sur ces marchés, mais les opérateurs de change surveillent ces signaux macroéconomiques.
Mercedes-Benz n'est pas seul à souffrir. Le groupe a confirmé qu'il maintenait ses investissements dans les usines de batteries et les nouveaux modèles électriques, mais à un rythme plus lent. La pression vient aussi des normes européennes sur les émissions de CO2, qui obligent à vendre plus de véhicules électriques sous peine d'amendes. Pour l'instant, le titre a perdu près de 3 % en Bourse de Francfort après l'annonce. Les analystes s'attendent à d'autres révisions similaires chez les équipementiers. La question qui reste : jusqu'où la baisse du marché chinois va-t-elle peser sur les résultats du secteur ?
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