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Les investisseurs se ruent sur 12 140 milliards de nairas d'obligations OMO de la CBN

La Banque centrale du Nigeria a clôturé septembre avec deux adjudications OMO ayant attiré 12 140 milliards de nairas de soumissions, alors que les rendements baissent et que les investisseurs cherchent des placements sûrs.

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Rédaction SendXOF

Publié le 5 octobre 2026

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Les investisseurs se ruent sur 12 140 milliards de nairas d'obligations OMO de la CBN

La Banque centrale du Nigeria (CBN) a bouclé septembre avec deux adjudications d'Open Market Operations (OMO) qui ont attiré 12 140 milliards de nairas de soumissions. Un montant record qui traduit une ruée des investisseurs vers les titres publics, dans un contexte de baisse des taux. La première adjudication, tenue le 19 septembre, a mobilisé 6 450 milliards de nairas, tandis que la seconde, le 26 septembre, a drainé 5 690 milliards. Les banques commerciales, les fonds de pension et les gestionnaires d'actifs ont répondu présents, signe que la liquidité reste abondante dans le système financier nigérian.

Cette ruée s'explique par la chute des rendements des bons du Trésor et des obligations d'État. La CBN a réduit ses taux directeurs ces derniers mois pour stimuler l'économie, mais les investisseurs institutionnels, eux, cherchent toujours à placer leurs excédents de trésorerie. Les OMO, bien que moins rémunérateurs qu'auparavant, restent perçus comme un refuge sûr face à l'inflation qui ronge le pouvoir d'achat du naira. Sur le marché secondaire, les rendements des OMO à 364 jours sont passés sous les 18 %, contre plus de 22 % il y a un an. Pour les opérateurs, cette compression des taux signifie une chose : le coût de l'argent diminue, mais les opportunités de rendement élevé se raréfient.

Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts. Avec des taux d'intérêt en baisse au Nigeria, les capitaux cherchant à se replacer pourraient se tourner vers d'autres classes d'actifs, y compris les devises étrangères. Le naira, déjà sous pression, pourrait en pâtir. Les autorités monétaires surveillent de près ces flux, car une fuite massive vers le dollar accentuerait la dépréciation. Les prochaines adjudications OMO, prévues en octobre, donneront une indication sur l'appétit des investisseurs et sur la capacité de la CBN à absorber la liquidité sans faire exploser les taux.

En définitive, cette ruée sur les OMO illustre un paradoxe : les investisseurs se précipitent sur des titres dont les rendements baissent, faute d'alternatives crédibles. La CBN, de son côté, utilise ces instruments pour gérer la liquidité et soutenir le naira. Mais si les taux continuent de reculer, le risque est de voir les capitaux se détourner progressivement de ces placements, au profit d'actifs plus risqués mais plus rémunérateurs. Une équation délicate pour la banque centrale, qui doit concilier lutte contre l'inflation et soutien à la croissance.

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