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Le torchage de gaz atteint 7,48 % au Nigeria, plus haut niveau depuis octobre 2025

Le taux de torchage de gaz nigérian est remonté à 7,48 % en août, son plus haut niveau depuis octobre 2025. Quelque 18 350 millions de pieds cubes standard ont été brûlés, un manque à gagner pour les finances publiques.

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Rédaction SendXOF

Publié le 17 septembre 2026

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Le torchage de gaz atteint 7,48 % au Nigeria, plus haut niveau depuis octobre 2025

Le Nigeria a brûlé 18 350,55 millions de pieds cubes standard de gaz en août, soit un taux de torchage de 7,48 %. C'est le niveau le plus élevé depuis octobre 2025, selon les données compilées par les autorités du secteur. Concrètement, près d'un dixième du gaz produit dans le pays part en fumée au lieu d'alimenter le réseau électrique, les usines d'engrais ou les terminaux d'exportation. La remontée casse la décrue amorcée en début d'année, quand le taux était redescendu sous les 6 %.

Cette hausse s'explique en partie par la remise en service de plusieurs puits terrestres dans le delta du Niger, où les infrastructures de captage n'ont pas suivi. Les opérateurs produisent, mais le gaz associé au pétrole n'a nulle part où aller. Résultat : il brûle à la torchère. Les compagnies paient des pénalités prévues par le Gas Flaring Regulation, mais celles-ci restent souvent inférieures au coût d'installation d'un système de récupération. Le calcul économique pousse donc à continuer de brûler.

Pour les finances publiques, l'enjeu est direct. Chaque million de pieds cubes torchés, c'est du gaz qui ne sera ni vendu à l'export ni transformé localement pour produire de l'électricité ou des engrais. Le Nigeria importe encore une partie de ses engrais alors que ses réserves gazières figurent parmi les plus importantes au monde. Sur le plan environnemental, le torchage libère du méthane et du dioxyde de carbone, deux gaz à effet de serre que le pays s'était engagé à réduire dans le cadre de ses objectifs climatiques.

La trajectoire dépendra de deux facteurs : la mise en service effective des projets de captage en cours et la capacité de la Nigerian Gas Company à absorber les volumes supplémentaires. Sans débouché commercial, les opérateurs n'ont aucune raison de cesser de brûler. Le retour au-dessus de 7 % en août montre que les incitations actuelles ne suffisent pas. Tant que le gaz n'a pas de valeur sur le marché intérieur, la torchère restera l'option la moins chère.

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