Le Nigeria pourrait exploiter 95 % de son potentiel immobilier inexploité
Un expert estime que le Nigeria peut débloquer 95 % de son potentiel immobilier inexploité, attirant ainsi des investissements massifs dans le secteur, à condition de lever certains obstacles.

Le Nigeria possède un gisement immobilier colossal, mais laissé en jachère. Selon un expert du secteur, le pays pourrait exploiter jusqu'à 95 % de ce potentiel, à condition de s'attaquer aux freins structurels. Le constat a été dressé à Port Harcourt, où les besoins en logements et en infrastructures commerciales restent immenses. Le marché immobilier nigérian souffre d'un déficit criant : les grandes métropoles comme Lagos, Abuja ou Port Harcourt affichent des prix élevés, mais une offre insuffisante et souvent inadaptée.
L'expert pointe plusieurs blocages : la difficulté d'accès au foncier, des procédures administratives lourdes, et un financement encore embryonnaire. Les investisseurs locaux et étrangers se heurtent à un cadre réglementaire instable, tandis que le coût des matériaux de construction a flambé, pénalisé par l'inflation et la dépréciation du naira. Résultat : les projets peinent à sortir de terre, et la demande, elle, ne cesse de croître. Pour la diaspora ouest-africaine, cette situation complique les projets d'investissement immobilier au pays, car les transferts de fonds perdent de leur valeur.
Pourtant, les opportunités sont réelles. Le Nigeria compte plus de 200 millions d'habitants, avec un taux d'urbanisation galopant. Les segments porteurs ne manquent pas : logements abordables, bureaux modernes, centres logistiques le long des corridors économiques. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent les variations du taux de change en temps réel, ce qui aide les investisseurs à mieux arbitrer leurs transferts. Mais pour déclencher le grand décollage, il faudra des réformes foncières audacieuses et des incitations fiscales ciblées.
L'expert appelle à une synergie entre les secteurs public et privé, seule capable de transformer ce potentiel en projets concrets. Les États peuvent jouer un rôle clé en sécurisant les titres de propriété et en accélérant les permis de construire. Le secteur privé, lui, doit innover sur les modèles de financement, comme les fonds d'investissement immobilier ou les partenariats public-privé. Si ces conditions se réunissent, le Nigeria pourrait non seulement combler son déficit de logements, mais aussi créer des millions d'emplois et diversifier son économie, encore trop dépendante du pétrole.
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