Le Nigeria plaide au G-24 pour un financement moins cher des pays en développement
Taiwo Oyedele, représentant du Nigeria au G-24, appelle à des financements plus abordables pour les pays en développement, pointant la vulnérabilité de la dette comme frein majeur à la croissance.

Le Nigeria a porté la voix des pays en développement au sein du G-24, ce week-end, en réclamant des conditions de financement plus souples. Taiwo Oyedele, qui représente le pays dans ce groupe de coordination créé en 1971, a pointé du doigt la dette comme premier obstacle à la croissance. Selon lui, les pays à faible revenu consacrent aujourd'hui une part démesurée de leurs recettes au service de la dette, au détriment des investissements productifs. Un constat qui vaut pour une large partie de l'Afrique de l'Ouest, où les États peinent à boucler leurs budgets sans recourir à de nouveaux emprunts.
Oyedele insiste sur un point : les créanciers doivent adopter des approches prévisibles et coordonnées. Traduction concrète : quand plusieurs bailleurs négocient en ordre dispersé, les pays perdent du temps et subissent des taux plus élevés. Le responsable nigérian plaide pour des mécanismes qui évitent les à-coups, notamment lorsque plusieurs institutions multilatérales interviennent sur un même dossier. Le FMI et la Banque mondiale sont directement concernés, tout comme les créanciers privés, dont les exigences pèsent lourd dans les restructurations.
Sur le terrain, l'enjeu dépasse les seuls budgets étatiques. Un financement plus cher se répercute sur le coût du crédit pour les entreprises, sur les investissements publics et, en bout de chaîne, sur le pouvoir d'achat des ménages. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts, car les banques répercutent souvent leurs propres charges sur les envois d'argent. Les opérateurs de transfert suivent ces négociations de près : une baisse des taux souverains peut alléger les frais prélevés sur chaque envoi.
Le G-24 doit formuler des recommandations avant les assemblées de printemps du FMI et de la Banque mondiale. Le Nigeria, première économie du continent, y joue un rôle moteur. Mais les positions défendues par Oyedele se heurtent à la prudence des pays prêteurs, qui exigent des garanties avant d'assouplir leurs conditions. La question reste ouverte : les pays en développement obtiendront-ils des taux plus bas, ou devront-ils continuer à composer avec des financements coûteux qui étouffent leur croissance ?
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Le FMI déconseille au Nigeria de rétablir la subvention totale sur l'essence
Le FMI recommande au Nigeria d'éviter le retour d'une subvention générale sur l'essence et de cibler plutôt l'aide sur les citoyens les plus vulnérables, alors que le pays a supprimé la subvention en 2023.

Le FMI déconseille les subventions généralisées sur l'essence et prône un ciblage des plus pauvres
Le Fonds monétaire international met en garde contre le coût budgétaire des subventions généralisées aux carburants et plaide pour des aides ciblées vers les populations pauvres et vulnérables.

La Bourse de Lagos perd 144 milliards de nairas en une séance
L'indice All-Share a reculé de 0,09 % mardi à Lagos, plombé par 21 valeurs en baisse. La capitalisation tombe à 160 708 milliards de nairas, malgré un nombre de hausses supérieur à celui des baisses.