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Le Nigeria perd 5 000 barils par jour en août, deuxième recul mensuel

La production pétrolière nigériane a baissé de 5 000 barils par jour en août, selon l'OPEP. C'est le deuxième mois consécutif de recul, malgré les efforts de relance du secteur.

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Rédaction SendXOF

Publié le 11 septembre 2026

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Le Nigeria perd 5 000 barils par jour en août, deuxième recul mensuel

Le Nigeria a produit 5 000 barils de pétrole par jour en moins en août par rapport à juillet, d'après le dernier rapport de l'OPEP. C'est le deuxième mois de baisse consécutif pour le premier producteur africain. Le pays reste loin de ses capacités historiques : il y a dix ans, il pompait plus de 2 millions de barils par jour. Aujourd'hui, la production tourne autour de 1,3 million, plombée par le vol de brut, les sabotages d'oléoducs et le sous-investissement dans les champs matures.

Cette contre-performance tombe mal. Le gouvernement compte sur le pétrole pour financer son budget 2024, construit sur une hypothèse de 1,7 million de barils par jour. Chaque baril manquant creuse le déficit et fragilise le naira, déjà sous pression. Les recettes pétrolières représentent encore près de 80 % des devises étrangères du pays. Une baisse de production, même marginale, réduit les entrées de dollars et complique la tâche de la Banque centrale, qui tente de stabiliser le taux de change officiel autour de 1 500 nairas pour un dollar. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts.

Les opérateurs étrangers ne se bousculent pas. Shell, TotalEnergies et Eni ont cédé plusieurs permis onshore ces dernières années, jugeant les risques trop élevés. Les compagnies locales, comme Seplat ou Oando, rachètent ces actifs mais manquent de capitaux pour les développer rapidement. La NNPC, la compagnie nationale, promet des mesures pour inverser la tendance : sécurisation des pipelines, incitations fiscales, nouveaux forages. Pour l'instant, les résultats ne suivent pas.

Le paradoxe est cruel. Le Nigeria siège à l'OPEP et défend des quotas de production, mais il n'arrive même pas à les atteindre. Pendant ce temps, la demande mondiale reste molle et les prix du brut fluctuent autour de 75 dollars le baril. Sans un redressement rapide de sa production, Abuja devra emprunter davantage ou couper dans les dépenses. La relance annoncée par le gouvernement ressemble encore à un vœu pieux.

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