Le FMI prévoit une inflation nigériane à 15,6 % en 2026
Selon le FMI, l'inflation annuelle moyenne au Nigeria devrait reculer à 15,6 % en 2026, contre 23 % en 2025. Une décrue qui reste fragile et dépendra des décisions de la CBN.

Le Nigeria pourrait respirer un peu. Le Fonds monétaire international (FMI) projette une inflation annuelle moyenne de 15,6 % en 2026, contre 23 % en 2025. Une baisse de plus de sept points qui, si elle se matérialise, marquerait un tournant après des mois de flambée des prix. Les Nigérians ont encaissé de plein fouet la hausse des denrées alimentaires et du carburant, conséquence directe de la fin des subventions et de la dépréciation du naira. Cette prévision du FMI reste toutefois conditionnelle : elle suppose que la Banque centrale du Nigeria (CBN) maintienne une politique monétaire restrictive et que le taux de change se stabilise.
Sur le terrain, l'inflation reste élevée et les ménages peinent à boucler leurs fins de mois. À Lagos, le prix d'un sac de riz a grimpé de plus de 40 % en un an, et le carburant à la pompe a franchi la barre des 900 nairas le litre dans certaines stations. La CBN a relevé son taux directeur à plusieurs reprises pour tenter d'endiguer la spirale, mais l'effet met du temps à se diffuser. Les économistes s'attendent à ce que la décrue ne devienne visible qu'au second semestre 2026. D'ici là, les entreprises continueront d'ajuster leurs prix, et les salaires suivront difficilement.
Pour les opérateurs de transfert et la diaspora, cette trajectoire a une incidence directe. Un naira plus stable et une inflation en repli rendent les envois d'argent plus prévisibles, tant pour les familles que pour les commerçants qui importent des marchandises. Des plateformes comme SendXOF intègrent ces paramètres dans leurs taux affichés, afin que les utilisateurs ne subissent pas de plein fouet les écarts entre marché officiel et parallèle. La clé reste la crédibilité de la politique monétaire : sans ancrage clair, les anticipations d'inflation pourraient repartir à la hausse.
Le FMI ne cache pas les risques. La volatilité du naira, la dépendance aux importations de produits alimentaires et la pression sur les réserves de change pourraient contrarier cette prévision. Le gouvernement nigérian mise sur une hausse de la production locale et sur la raffinerie Dangote pour réduire la facture des importations de carburant. Mais les effets prendront du temps. En attendant, la baisse annoncée de l'inflation reste une lueur d'espoir, pas encore une réalité pour le consommateur nigérian.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

La CBN absorbe 2 000 milliards de nairas de liquidités bancaires
La banque centrale du Nigeria émet jeudi pour 2 000 milliards de nairas de titres OMO alors que les banques déposent 6 000 milliards au guichet de dépôt, signe d'une liquidité excédentaire persistante.

Nigeria veut devenir la plaque tournante des capitaux africains
La Securities and Exchange Commission nigériane mise sur un nouveau cadre de depositary receipts pour attirer les entreprises et investisseurs africains à la Bourse de Lagos.

Nigeria : les courtiers saluent la Bourse et visent 750 000 milliards de nairas de capitalisation
Le Chartered Institute of Stockbrokers et l'Association of Securities Dealing Houses of Nigeria appuient l'objectif d'une capitalisation boursière de 750 000 milliards de nairas, saluant les gains récents du marché.