La CBN retire 12 140 milliards de nairas du circuit en septembre
La banque centrale du Nigeria a absorbé 12 140 milliards de nairas via ses OMO en septembre. Les investisseurs ont continué de souscrire malgré la baisse des rendements, signe d'une liquidité toujours abondante.

La Banque centrale du Nigeria a retiré 12 140 milliards de nairas du système financier en septembre par le biais de ses opérations d'open market, ces titres à court terme qu'elle émet pour absorber l'excès de liquidité. Le chiffre impressionne, mais il raconte surtout une mécanique simple : les banques et les institutionnels avaient trop de cash à placer, et la CBN a ouvert grand le robinet pour l'éponger. Les souscriptions sont restées fortes tout le mois, même si les taux servis sur ces OMO ont reculé. Un rendement qui baisse n'a pas suffi à décourager les acheteurs.
Pourquoi cet appétit ? Trois raisons se croisent. D'abord, les OMO restent un placement sûr, adossé à la banque centrale, dans un pays où le risque de crédit n'est jamais anodin. Ensuite, la stabilité relative du naira ces dernières semaines rassure les détenteurs de liquidités, qui n'ont plus la même urgence à se réfugier dans le dollar. Enfin, le marché s'est élargi : davantage d'acteurs — fonds de pension, assureurs, banques de taille moyenne — participent aux adjudications, ce qui soutient la demande même quand les taux baissent. La liquidité bancaire, elle, reste abondante, alimentée par les dépenses publiques et les remboursements d'obligations arrivés à échéance.
Ce que la CBN fait là, c'est de la gestion de pression. En aspirant 12 140 milliards de nairas, elle évite que cet argent ne se déverse sur le marché des changes et ne fragilise davantage le naira, ou qu'il ne nourrisse l'inflation. C'est un exercice d'équilibre : trop d'absorption, et les banques manquent de cash pour prêter à l'économie réelle ; pas assez, et la monnaie décroche. Pour l'instant, l'institution monétaire tient la corde. Mais les analystes surveillent un signal : si les rendements continuent de glisser tout en gardant des souscriptions massives, cela confirmera que la liquidité reste excédentaire — et que le vrai problème n'est pas le manque d'argent, mais son orientation.
Le mois de septembre ne règle rien sur le fond. Il montre une CBN active, des investisseurs en quête de rendement sûr et un système financier gorgé de nairas. La prochaine adjudication dira si cette configuration tient, ou si la baisse des taux finit par tarir la demande. Pour l'heure, la banque centrale garde la main.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Le pétrole recule après l'annonce du G7 de puiser 100 millions de barils dans ses réserves
Les cours du brut ont chuté lundi après la hausse des exportations de pétrole du Moyen-Orient et l'engagement des pays du G7 de libérer 100 millions de barils de leurs réserves stratégiques.

Norrenberger fête huit ans et élargit ses services à l'assurance et aux infrastructures
Le groupe financier nigérian Norrenberger, lancé en 2018, s'est transformé en conglomérat couvrant investissements, pensions, assurance, infrastructures et crédit, huit ans après sa création.

Nigeria : la fin des subventions carburant libère 500 millions de dollars pour l'aviation
Le ministre de l'Aviation Festus Keyamo annonce que la suppression des subventions sur le carburant a débloqué 500 millions de dollars pour reconstruire l'aéroport de Lagos et moderniser les infrastructures aéroportuaires du pays.