La Banque mondiale alerte sur une hausse de 7 % des prix alimentaires en 2027
Les prix des denrées alimentaires devraient grimper de 7 % en 2027, après une hausse de 10 % en 2026, sous l'effet de la flambée des coûts énergétiques et des perturbations climatiques, prévient la Banque mondiale.

La Banque mondiale a tiré la sonnette d'alarme lundi : les prix mondiaux des produits alimentaires devraient augmenter de 7 % en 2027, après une hausse déjà attendue de 10 % en 2026. En cause, la flambée des coûts de l'énergie, qui renchérit le transport, les engrais et l'irrigation, mais aussi des aléas climatiques à répétition et des restrictions à l'exportation dans plusieurs pays producteurs. Cette combinaison risque de maintenir une pression durable sur les marchés agricoles, alors que les stocks mondiaux restent tendus pour plusieurs céréales de base.
Pour les ménages ouest-africains, l'onde de choc est directe : le riz, le blé et l'huile importés représentent une part importante de l'alimentation quotidienne. Une hausse de 7 % sur les prix internationaux se répercute rapidement sur les marchés locaux, en particulier dans les pays qui dépendent fortement des importations comme le Nigeria, le Sénégal ou la Côte d'Ivoire. Les gouvernements pourraient être tentés de subventionner ou de bloquer les exportations, mais ces mesures risquent d'aggraver la volatilité à moyen terme.
Les coûts énergétiques sont au cœur du problème. Le pétrole cher renchérit les carburants utilisés par les agriculteurs et les transporteurs, tandis que le gaz, matière première des engrais azotés, pèse sur les rendements. La Banque mondiale souligne que cette transmission des prix de l'énergie vers l'alimentation est plus rapide qu'on ne le pensait. Dans un contexte de réduction des marges budgétaires, les États ouest-africains ont peu de leviers pour amortir le choc. Les plateformes de transfert d'argent comme SendXOF pourraient voir les volumes évoluer, car les familles arbitrent différemment entre envoyer de l'argent et couvrir des dépenses alimentaires en hausse.
La Banque mondiale recommande de renforcer les filets de sécurité sociaux et d'investir dans l'irrigation et les infrastructures de stockage pour réduire la dépendance aux importations. Mais ces réformes prennent du temps. D'ici 2027, la hausse des prix alimentaires devrait se traduire par une pression accrue sur les budgets des ménages et sur les comptes publics. Pour les pays de la zone franc, la stabilité du FCFA n'offre qu'une protection partielle : les prix intérieurs restent indexés sur les marchés mondiaux, et la moindre fluctuation du dollar ou de l'euro suffit à amplifier le choc.
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