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La Banque mondiale alerte : les pays en développement captent moins de 8 % des 280 000 milliards de dollars d'actifs mondiaux

Selon la Banque mondiale, les économies en développement n'attirent que 5 à 8 % des 280 000 milliards de dollars gérés par les banques et investisseurs institutionnels, un déséquilibre qui freine leur financement.

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Rédaction SendXOF

Publié le 16 octobre 2026

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Les économies en développement ne captent qu'une fraction infime de l'épargne mondiale. Sur les 280 000 milliards de dollars d'actifs gérés par les banques et les investisseurs institutionnels à travers le monde, elles n'en attirent que 5 à 8 %, selon les chiffres publiés par la Banque mondiale. Autrement dit, plus de 250 000 milliards de dollars dorment dans les circuits financiers des pays riches, loin des besoins de financement des infrastructures, de l'énergie ou de la santé dans les pays du Sud. Un déséquilibre qui n'est pas nouveau, mais que l'institution de Washington remet en lumière à un moment où les besoins en capitaux n'ont jamais été aussi pressants.

Le constat vaut aussi pour l'Afrique de l'Ouest, où les États peinent à financer leurs déficits. Les investisseurs institutionnels — fonds de pension, assureurs, fonds souverains — restent frileux. En cause : des marchés financiers étroits, des devises volatiles et des infrastructures de paiement encore fragiles. Le Naira, qui a perdu près de 70 % de sa valeur face au dollar depuis juin 2023, illustre cette défiance. Pour les opérateurs, chaque incursion sur ces marchés exige des garanties de change que peu d'instruments locaux peuvent offrir. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ces taux en temps réel, mais elles ne remplacent pas les flux de capitaux longs que réclament les économies de la région.

La Banque mondiale ne se contente pas de dresser le constat. Elle suggère aux pays en développement de renforcer la transparence de leurs marchés, d'améliorer la gouvernance et de diversifier leurs sources de financement. Des recettes connues, mais dont l'application se heurte souvent à des réalités politiques et budgétaires. Le Nigeria, par exemple, a lancé des réformes pour libéraliser le change et attirer les investisseurs étrangers. Les résultats restent timides. Les entrées de capitaux dans le pays ont chuté de plus de 50 % au premier trimestre 2024 par rapport à l'année précédente, selon les données de la banque centrale.

Ce déséquilibre mondial a une conséquence directe : les pays en développement financent leur croissance à des coûts plus élevés, avec des taux d'intérêt qui intègrent une prime de risque importante. Pendant ce temps, les capitaux continuent de s'accumuler dans les économies avancées, où les rendements sont pourtant faibles. La Banque mondiale appelle à un sursaut, mais sans mécanisme contraignant, le rapport de force reste inchangé. Les 280 000 milliards de dollars d'actifs mondiaux ne se déplaceront pas d'eux-mêmes.

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