La BAD décroche pour la troisième fois le titre de banque de développement la plus transparente
Avec un score de 98,8 sur 100 à l’indice de transparence de l’aide 2026, la Banque africaine de développement confirme sa position de leader mondial parmi les grandes institutions de développement.

La Banque africaine de développement (BAD) a été classée pour la troisième fois consécutive comme l’institution de développement la plus transparente au monde, selon l’indice de transparence de l’aide 2026 publié mercredi. Elle obtient un score de 98,8 sur 100, frôlant la perfection. Ce classement, qui évalue la publication des données sur les financements et les résultats des projets, place la BAD devant des institutions comme la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement. Une performance qui n’est pas anodine : elle traduit une culture de la reddition de comptes ancrée dans les pratiques de l’institution basée à Abidjan.
Pour les pays africains bénéficiaires, cette transparence change la donne. Elle permet aux gouvernements et aux citoyens de suivre l’utilisation des fonds alloués aux infrastructures, à la santé ou à l’éducation. Concrètement, la BAD publie désormais des données détaillées sur chaque projet, y compris les montants engagés, les décaissements et les résultats obtenus. Cette ouverture facilite aussi le travail des organisations de la société civile qui surveillent l’aide au développement. Dans un contexte où les financements se raréfient, la confiance des bailleurs et des partenaires est un atout majeur.
Le classement 2026 confirme la tendance observée depuis plusieurs années. En 2022, la BAD avait déjà atteint la première place, puis avait réitéré en 2024. Cette constance force le respect, car l’indice évalue non seulement la quantité d’informations publiées, mais aussi leur qualité et leur accessibilité. La BAD a notamment amélioré la publication en temps réel des données sur son portefeuille, ce qui permet aux parties prenantes de suivre l’avancement des projets presque au jour le jour. Un niveau de transparence rare dans le monde du développement.
Cette reconnaissance intervient alors que les institutions financières internationales sont de plus en plus critiquées pour leur opacité. La BAD, elle, fait figure d’exception. Son président, Akinwumi Adesina, a fait de la transparence un pilier de sa gouvernance. Les observateurs notent que cette approche a un effet direct sur l’efficacité de l’aide : les projets sont mieux suivis, les détournements de fonds sont plus difficiles, et les résultats sont plus facilement mesurables. Pour les pays africains, c’est un signal positif : les ressources confiées à la BAD sont tracées et redevables.
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