L'UE durcit ses règles sur la déforestation : le Nigeria risque 1 milliard de dollars d'exportations
Le NEPC avertit que le Nigeria pourrait perdre plus d'un milliard de dollars de recettes d'exportation si les exportateurs ne se conforment pas au règlement européen sur la déforestation (EUDR), qui entre en vigueur fin 2024.

Le Nigeria pourrait perdre plus d'un milliard de dollars de recettes annuelles d'exportation. En cause : le règlement européen sur la déforestation (EUDR), qui impose aux exportateurs de prouver que leurs produits ne proviennent pas de terres déboisées après décembre 2020. Le Nigerian Export Promotion Council (NEPC) a tiré la sonnette d'alarme cette semaine. Les filières concernées — cacao, huile de palme, caoutchouc, bois — représentent des pans entiers de l'économie nigériane. Le cacao seul a rapporté plus de 800 millions de dollars en 2023, dont une large part vers l'Europe.
Le compte à rebours est lancé. Les entreprises qui ne pourront pas tracer l'origine de leurs matières premières seront exclues du marché européen dès la fin de l'année. Pour les petits producteurs, la tâche s'annonce rude : géolocalisation des parcelles, audits, certificats de conformité. Le NEPC estime que moins de 20 % des exportateurs nigérians sont prêts. Les autres risquent de voir leurs contrats s'évaporer. L'Union européenne absorbe près de 40 % des exportations agricoles du Nigeria. Un blocage aurait des effets en chaîne sur les revenus des agriculteurs et les recettes en devises du pays.
Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts. Les recettes d'exportation en devises constituent une source clé de liquidités pour le marché des changes. Si elles chutent, la pression sur le Naira pourrait s'accentuer. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ce taux en temps réel sur leurs interfaces. Les opérateurs économiques surveillent de près l'évolution des cours, conscients que chaque contrat perdu en Europe se traduit par moins de dollars dans les caisses.
Le Nigeria n'est pas seul dans cette situation. La Côte d'Ivoire, le Ghana et le Cameroun font face aux mêmes exigences. Mais Abuja part avec un handicap : un système de traçabilité encore embryonnaire et une agriculture largement informelle. Le NEPC appelle à une mobilisation urgente des ministères concernés. Sans réponse rapide, le pays pourrait perdre des parts de marché au profit de concurrents mieux préparés. Le temps presse, et les premiers signaux d'alerte sont déjà là.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Dangote Refinery dégage 6 290 milliards de nairas de bénéfice en neuf mois
La raffinerie de Dangote a enregistré un bénéfice net de 6 290 milliards de nairas pour les neuf mois clos le 30 septembre 2026, portée par la montée en régime de ses opérations commerciales et des marges de raffinage mondiales favorables.

Le Nigeria dépasse son quota OPEP pour le cinquième mois d'affilée
La production pétrolière nigériane a atteint 1,53 million de barils par jour en septembre, soit 102 % de son quota OPEP. C'est le cinquième mois consécutif au-dessus de l'allocation fixée par le cartel.

Nigeria : les syndicats des boissons s'opposent à la hausse de la taxe sur les sodas
Le syndicat des travailleurs de l'alimentation et du tabac (NUFBTE) demande à la Chambre des représentants de rejeter l'amendement fiscal sur les boissons sucrées, craignant des fermetures d'usines et des pertes d'emplois.