Kano court les investisseurs britanniques pour doper son économie
L'État de Kano cherche à attirer des capitaux britanniques pour développer ses entreprises et créer des emplois, dans un contexte de pression démographique et de besoin d'industrialisation.

Le gouvernement de l'État de Kano a entamé des discussions avec le Royaume-Uni pour attirer des investissements directs étrangers. L'objectif affiché : financer des projets industriels, soutenir les petites entreprises et générer des emplois dans une région qui compte plus de 15 millions d'habitants. Les autorités locales ont rencontré des représentants britanniques à Kano la semaine dernière pour poser les bases d'un partenariat économique. La ville, historiquement un carrefour commercial du nord Nigeria, mise sur son potentiel agricole et textile pour séduire les investisseurs.
Kano traîne pourtant un lourd passif : des infrastructures vieillissantes, un accès à l'électricité intermittent et une fiscalité locale parfois imprévisible. Les hommes d'affaires britanniques présents lors des échanges ont insisté sur la nécessité de sécuriser les contrats et de simplifier les procédures d'implantation. Le gouvernement de l'État promet des incitations fiscales et des guichets uniques pour les investisseurs étrangers. Reste à voir si ces annonces se traduiront par des engagements fermes. Pour l'instant, aucune enveloppe financière n'a été annoncée.
Le Nigeria cherche plus largement à diversifier ses sources de financement alors que les capitaux se font rares. La dépréciation du naira a renchéri les importations de biens d'équipement, et les entreprises locales peinent à accéder aux devises. Dans ce contexte, un partenariat avec Londres pourrait offrir une bouffée d'oxygène, à condition que les projets aboutissent. Les opérateurs de change surveillent de près ces annonces : un afflux d'investissements étrangers pourrait stabiliser la demande de devises et réduire la pression sur le naira. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts.
Kano n'est pas la première région nigériane à prospecter à l'étranger. Lagos et Abuja ont déjà signé des accords similaires avec des partenaires européens et asiatiques, souvent avec des résultats mitigés. Le véritable test sera la vitesse à laquelle les premiers projets verront le jour. Les autorités de Kano promettent un suivi trimestriel des engagements. Les milieux d'affaires attendent des actes concrets avant de s'engager.
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