EntreprisesMatières premièresNigeria

Julius Berger : les chantiers compensent les pertes de l'anacarde

Le géant nigérian de la construction a vu ses activités de neuf mois soutenir ses résultats, tandis que sa branche anacarde continue d'enregistrer des pertes. Une diversification qui coûte cher.

S

Rédaction SendXOF

Publié le 31 octobre 2026

Partager :
Julius Berger : les chantiers compensent les pertes de l'anacarde

Julius Berger Nigeria Plc a publié ses comptes pour les neuf premiers mois de l'année. Le constructeur nigérian, connu pour les grands chantiers routiers et d'infrastructures, affiche une activité soutenue. Ses revenus progressent, portés par la demande en travaux publics. Mais derrière cette solidité apparente, un point noir persiste : sa branche dédiée à la transformation de l'anacarde continue de plomber les résultats. L'entreprise a beau élargir sa base de revenus, l'aventure agricole ne décolle pas.

La diversification de Julius Berger dans l'agro-industrie remonte à quelques années. L'idée était de profiter de la demande locale et régionale pour les noix de cajou, un produit dont le Nigeria est l'un des premiers producteurs mondiaux. Sauf que la transformation reste coûteuse et la concurrence asiatique féroce. Les pertes s'accumulent, et le groupe doit composer avec cette activité qui peine à trouver son équilibre. Les chantiers, eux, tiennent la barre. Les contrats d'infrastructures, notamment dans le cadre des grands travaux fédéraux, assurent un flux de trésorerie régulier.

Cette situation illustre une réalité que connaissent beaucoup d'entreprises nigérianes : la diversification n'est pas un long fleuve tranquille. Julius Berger mise sur son savoir-faire historique pour financer ses nouveaux paris. Mais les investisseurs commencent à s'interroger sur la stratégie à long terme. Combien de temps le groupe peut-il porter une branche déficitaire sans que cela n'affecte sa rentabilité globale ? La question reste ouverte, d'autant que le contexte économique nigérian, marqué par l'inflation et la volatilité du naira, ne facilite pas les arbitrages.

Pour l'heure, Julius Berger garde le cap. Le management se veut confiant dans le potentiel de l'anacarde à moyen terme, évoquant des investissements dans les équipements et la formation. Mais les chiffres des neuf mois rappellent que la route est encore longue. Les chantiers financent l'aventure agricole, pas l'inverse. Une dépendance qui pourrait devenir un handicap si le carnet de commandes venait à se réduire.

Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux

SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.

Articles similaires