Gaz torchés au Nigeria : le fonds MDGIF répond aux critiques sur les recettes manquantes
Le MDGIF, qui perçoit les pénalités pour torchage de gaz au Nigeria, affirme que toutes les recettes sont comptabilisées. Les écarts relevés par l'Auditeur général relèvent de problèmes de calendrier et de rapprochement, pas de revenus manquants. Le fonds demande une révision.

Le fonds MDGIF, chargé de percevoir les pénalités infligées aux compagnies pétrolières pour le torchage du gaz, a réagi aux accusations de manquements dans le versement de ses recettes. Dans un communiqué publié cette semaine, l'organisme assure que chaque naira dû à la caisse est correctement enregistré. Les écarts signalés par le vérificateur général du Nigeria proviendraient de différences de calendrier entre les paiements et leur comptabilisation, ainsi que de problèmes de rapprochement entre les relevés.
Le fonds demande à l'Auditeur général de réexaminer sa position en se basant sur les registres officiels de la FAAC, la commission qui répartit les revenus fédéraux entre les trois niveaux de gouvernement. Cette mise au point intervient alors que le torchage du gaz reste un sujet sensible au Nigeria, pays qui brûle encore des millions de mètres cubes de gaz chaque année, faute d'infrastructures de collecte. Les pénalités, censées inciter les opérateurs à réduire cette pratique, représentent une source de revenus non négligeable pour l'État.
Pour les observateurs, cet échange illustre les difficultés de suivi des flux financiers dans le secteur pétrolier nigérian. Alors que le pays cherche à diversifier son économie et à attirer les investissements, la transparence dans la gestion des revenus issus du gaz devient un enjeu crucial. Les opérateurs économiques, notamment ceux qui dépendent des devises fortes, suivent de près ces débats qui influencent la stabilité du marché des changes. Pour la diaspora ouest-africaine, ces évolutions rappellent l'importance de comprendre les mécanismes économiques locaux, surtout lorsqu'il s'agit de transférer des fonds vers le pays.
Au-delà de la polémique, le MDGIF insiste sur son rôle dans le financement de projets de développement communautaire dans les régions productrices de pétrole. L'audit en cours devrait clarifier la situation, mais il soulève déjà des questions sur la rigueur des contrôles internes. Dans un contexte où la confiance des investisseurs est primordiale, la capacité du Nigeria à démontrer une gestion irréprochable de ses ressources déterminera en partie son attractivité économique.
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