Essence importée sans déficit prouvé : le CPPE met en garde contre un risque pour la sécurité énergétique du Nigeria
Le Centre for the Promotion of Private Enterprise (CPPE) avertit que l'importation de produits pétroliers sans preuve de déficit local menace la sécurité énergétique et l'industrialisation du Nigeria. L'organisation appelle à une évaluation rigoureuse avant toute ouverture du marché.

Le Centre for the Promotion of Private Enterprise (CPPE) tire la sonnette d'alarme. Permettre l'importation de produits pétroliers, notamment l'essence, sans avoir prouvé un déficit de production locale, mettrait en péril la sécurité énergétique du Nigeria et freinerait ses ambitions industrielles. L'organisation, qui regroupe des entrepreneurs et des analystes économiques, a publié une déclaration ferme : toute décision d'ouvrir les vannes aux importations doit s'appuyer sur des données chiffrées, pas sur des suppositions.
Le CPPE pointe du doigt les risques concrets. Si les raffineries locales, comme celle de Dangote, ne tournent pas à pleine capacité, importer massivement pourrait décourager les investissements dans le raffinage national. Le pays a déjà souffert de la fermeture de ses vieilles raffineries, et chaque importation affaiblit un peu plus la filière locale. Pour les consommateurs, cela signifie aussi une dépendance accrue aux fluctuations des prix internationaux et du taux de change.
Cette mise en garde intervient dans un contexte où le Naira reste fragile face au dollar, et où chaque importation pèse sur la balance commerciale. Pour les entreprises ouest-africaines qui dépendent du Nigeria pour leurs approvisionnements, les conséquences sont directes : des coûts plus élevés et une incertitude qui complique la planification. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ces variations de taux en temps réel, offrant aux commerçants une visibilité précieuse.
L'avenir énergétique du Nigeria se joue donc dans les prochains mois. Le CPPE insiste : il ne s'agit pas de bloquer toute importation, mais de conditionner celle-ci à une preuve tangible de déficit. Une approche qui, si elle était adoptée, protégerait les investissements locaux et renforcerait la souveraineté énergétique du pays. Reste à voir si les autorités suivront cette recommandation, alors que les pressions pour baisser les prix à la pompe se font plus fortes.
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