Nigeria : les ingénieurs réclament des investissements dans l'éducation moderne
Des ingénieurs et universitaires nigérians exhortent le gouvernement fédéral à financer des infrastructures d'apprentissage modernes pour améliorer la compétitivité mondiale.
L'Association des ingénieurs nigérians a interpellé le gouvernement fédéral, lundi à Abuja, pour qu'il débloque des fonds dédiés aux infrastructures d'enseignement modernes. Selon le président de l'association, les laboratoires et équipements actuels datent souvent des années 1980, ce qui freine la formation d'une main-d'œuvre compétitive. Le Nigeria produit pourtant 50 000 ingénieurs par an, mais beaucoup peinent à s'insérer sur le marché local ou international.
Les universités polytechniques, comme celle de Lagos, manquent de simulateurs industriels et de logiciels de conception récents. Résultat : les diplômés nigérians doivent souvent se former à l'étranger ou en entreprise, un coût supplémentaire pour l'économie. Le gouvernement a promis une enveloppe de 10 milliards de nairas pour la rénovation des facultés techniques, mais les fonds ne sont pas encore décaissés.
Pour les familles qui financent les études de leurs enfants, ce retard pèse lourd. Beaucoup comptent sur les transferts de la diaspora pour payer les frais de scolarité. Or, avec la volatilité du naira, chaque mois de retard dans les réformes éducatives renchérit le coût de la formation.
Les ingénieurs espèrent que le budget 2025 priorisera ces infrastructures. Sans cela, le risque est de voir les talents fuir vers des pays mieux équipés. L'avenir industriel du Nigeria se joue aussi dans ses salles de classe.
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