Edo scelle neuf entreprises chinoises pour 8,9 milliards de nairas d'arriérés fiscaux
Le fisc de l'État d'Edo a fermé neuf sociétés chinoises dans la zone de gouvernement local d'Ikpoba-Okha pour des impôts impayés totalisant 8,9 milliards de nairas, une opération qui cible les contribuables les plus récalcitrants.

L'Internal Revenue Service de l'État d'Edo a mis les scellés sur neuf entreprises appartenant à des ressortissants chinois dans la zone de gouvernement local d'Ikpoba-Okha. Motif : des arriérés d'impôts cumulés de 8,9 milliards de nairas. L'opération, menée cette semaine, intervient après plusieurs mises en demeure restées sans réponse. Les autorités fiscales de l'État ont indiqué que ces sociétés, actives dans la manufacture et le commerce, n'avaient pas régularisé leur situation malgré les notifications. Benin City, capitale de l'État, abrite une importante communauté d'hommes d'affaires chinois, souvent implantés dans les zones industrielles périphériques.
Cette saisie illustre la pression croissante des États fédérés nigérians sur les entreprises étrangères pour élargir leur base fiscale. Avec la baisse des revenus pétroliers, les gouvernements locaux cherchent à maximiser les recettes internes. L'Edo State Internal Revenue Service a d'ailleurs annoncé ces derniers mois un renforcement des contrôles sur les sociétés à capitaux étrangers, accusées de sous-déclarer leurs bénéfices. Pour les opérateurs chinois, cette fermeté pourrait refroidir certains investissements dans la région, même si les autorités assurent vouloir simplement faire respecter la loi.
Les entreprises concernées n'ont pas encore réagi publiquement. Selon un responsable du fisc local, des discussions sont en cours pour un échelonnement des paiements, mais les scellés ne seront levés qu'après un début de règlement. Cette affaire rappelle que la fiscalité locale devient un enjeu majeur pour les PME étrangères au Nigeria, où la multiplicité des taxes et leur application opaque ont souvent été dénoncées. À Edo, le message est clair : les arriérés ne resteront plus impunis.
Au-delà de l'aspect répressif, cette opération pose la question de l'attractivité économique de l'État. Les autorités d'Edo disent vouloir assainir le climat des affaires en garantissant une concurrence loyale entre opérateurs. Mais pour les investisseurs, la fermeture brutale de neuf sociétés peut aussi être perçue comme un signal d'instabilité. La suite dépendra de la manière dont le fisc gère les négociations avec les entreprises concernées.
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