Edo ferme neuf entreprises chinoises pour 8,982 milliards de nairas d'arriérés fiscaux
Le fisc de l'État d'Edo a scellé neuf sociétés, dont Rongtai Plastic, pour des dettes fiscales cumulées de 8,982 milliards de nairas. Une opération qui cible des investisseurs étrangers et pose la question du climat des affaires au Nigeria.

L'Edo State Internal Revenue Service (EIRS) a mis les scellés sur neuf entreprises détenues par des ressortissants chinois, dont Rongtai Plastic Company Limited, pour des arriérés d'impôts totalisant 8,982 milliards de nairas. L'opération, menée cette semaine à Benin City et dans ses environs, intervient après plusieurs mises en demeure restées sans réponse. Le fisc de l'État d'Edo reproche à ces sociétés de ne pas avoir déclaré ni acquitté leurs obligations fiscales sur plusieurs exercices. Les scellés ont été apposés sur les portails et les locaux administratifs, paralysant l'activité de ces unités de production, principalement actives dans la plasturgie, le textile et le négoce de matériaux de construction.
Cette action s'inscrit dans une campagne plus large menée par les autorités fiscales nigérianes pour élargir l'assiette imposable et rentrer dans les caisses de l'État. Avec la baisse des revenus pétroliers, les gouvernements locaux cherchent à maximiser les recettes non pétrolières. Les entreprises étrangères, souvent perçues comme moins coopératives, deviennent des cibles prioritaires. À Edo, le fisc affirme avoir multiplié les recours amiables avant de passer à la manière forte. Pour les opérateurs économiques, cette fermeté envoie un signal : le Nigeria ne tolérera plus les retards fiscaux répétés, même de la part d'investisseurs qui emploient de la main-d'œuvre locale.
Les milieux d'affaires s'inquiètent toutefois des répercussions. Ces neuf entreprises emploient plusieurs centaines de salariés nigérians, désormais au chômage technique. Les fermetures pourraient aussi perturber la chaîne d'approvisionnement de plusieurs industries locales qui dépendent de leurs produits. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ce type d'événement sur leurs analyses de risque pays, car la fermeté fiscale peut influencer la confiance des investisseurs et, à terme, les flux financiers vers le Nigeria.
Pour l'heure, aucune des sociétés concernées n'a publiquement réagi. Le fisc d'Edo assure que les scellés seront levés dès le règlement des arriérés. Mais l'épisode rappelle que la pression fiscale monte au Nigeria, à tous les niveaux de gouvernement. Les entreprises, locales comme étrangères, doivent désormais composer avec un fisc plus agressif et des contrôles plus fréquents. Une réalité qui pèsera sur les décisions d'investissement dans les mois à venir.
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